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Charges vis à vis de la psychopathologie apolinienne, rationnaliste, médecine actuelle ...

En effet, ils prennent ceux qui sont en contact avec l'invisible, les autres mondes comme des schizophrènes malades mentaux délirants qui délirent et hallucinent alors que c'est naturel cette connexion et en plus ils diabolisent, stigmatisent la maladie ! Le plus dément n'est pas celui qu'on croit ... :-) Je veux dire par là que je tiens au respect du visible et de l'invisible et au non-jugement quant à ceux qui sont en contact avec l'invisible. J'invite ceux qui voient des choses, rêvent etc à relativiser les propos de la médecine actuelle et à s'accueillir et à accueillir cela et à les laisser parler, imaginer, laisser l'image et l'émotion couler ... en veillant à une certaine sécurité ! (voir 2eme article de ce blog)

La plupart des génies parlent à des daimons, leurs morts, l'invisible, ... Que dire alors des enfants avec leurs dessins animés, leurs rêveries, leurs histoires !! La prière en elle-même est une communication avec l'invisible et pourtant tous ces gens ne sont pas délirants ... ! Le contact, la clair audience, la clairvoyance, la communication avec l'invisible n'est pas pas l'expression d'une démence, d'une maladie. Ce qui caractérise la démence, c'est l'éclatement du "moi". Je suis dément quand je ne sais plus qui je suis. Cela n'a rien à voir avec des visions.


La maladie n'est pas le diable. Il ne s'agit de s'en libérer à mon sens mais de vivre avec. Ceux, la plupart des anorexiques qui vivent la vie comme une lutte veulent l'annihiler. Elles refusent Héphaïstos, époux de la mère de l'Amour qui est en relation directe avec l'âme.

L'anorexie n'est pas guérissable parce que c'est tout simplement un handicap psychologique et qu'un handicap est inaltérable, inguérissable :


Le refus de la maladie, sa démonisation (et donc la recherche de s'en libérer) est aussi un refus de l'âme, de l'amour, de la beauté, du plaisir ... vue que la vie est lutte et qu'il ne s'agit SURTOUT pas d'être impur, imparfait et donc malade... pardon handicapé car l'anorexie est PLUS un handicap qu'une maladie : il est inaltérable. La perfection, la pureté est le but de l'Esprit qui possède le moi anorexique. Accepter l'handicap qu'a l'anorexique est impur, ça serait reconnaître sa non-pureté et le fait qu'il toujours un corps et une ombre ! L'anorexique qui se réclame guérie exprime par là même sa non-acceptation de son handicap. Quoi cela peut bien servir de s'avouer guéri de quelque chose qui est inguérissable ? Je pense que dire "je suis guérie" exprime un état de pureté alors qu'elles ne le sont pas vue c'est un handicap ! C'est une façon de se démarquer du clan des anorexiques en apparence tout en continuant à lui appartenir : "moi je suis guérie, j'y suis arrivée" surtout sur le net où les blogs, sites et forums sont des façades. Les gens peuvent tout prétendre ici : en être sorti alors que cela n'est pas du tout le cas. Cette prise de position permet de jouer les sauveurs, d'aider les inguéries, de leur faire la leçon, de se poser en maître, de se poser en "connaisseurs de causes" ... et donc de renforcer la pureté : "je suis pur de par mon esprit et je suis pur car je m'en suis sortie, je suis guérie !" Au fond, je pense que la personne refuse d'admettre son destin, qui elle est. Elle veut être "normale" mais elle ne l'est pas et accepte pas cette différence. Elle veut être même ...
L'anorexie est de l'ordre du handicap psychologique et non de la maladie ! Promettre la guérison à un anorexique, c'est comme je Prométhée à quelqu'un qui a une trisomie 21 qu'il pourra guérir, que je vais modifier son ADN et tout changer dans sa vie !

Il y a des maladies qui L'anorexique ne veut pas comprendre, ne comprend pas qu'on n'en sort pas de l'anorexie à coups de pensées positives, à coup de "je pense que je vais guérir" pour l'être. La pensée positive est aussi le pendant de l'Esprit et last but not least du catholicisme : "De toute façon, on sera tous sauvé, voyons les choses "positive-ment".
Enfin, il y a le refus de Pan et de Psyché : le refus d'être compris, entendu, de l'audition : "seuls ceux qui vivent l'anorexie peuvent savoir de quoi je parle" or je, les gens peuvent imaginer, connecter à cet Esprit, à l'assuétude à la maigreur par l'inconscient collectif notamment. Je soupçonne là un désir de posséder une identité. Il y a comme une revendication exclusive à rester seul avec ce qui est vécu. Être entendu, compris = impureté ? C'est comme si le vécu par le corps, l'expérience est justement revendiquée comme le seul de connaissance. Le message est "Vous ne pouvez pas comprendre ce que je vis". Moi ce que j'entends est "Seul celui qui suit mon chemin, va vivre l'expérience peut le comprendre". C'est donc une invitation à être anorexique pour connaître. Enfin ce que j'entends "Moi seule vit la pureté, vous ne pouvez pas la connaître, la comprendre". C'est cette compréhension qui est revendiquée comme si l'imagination ne peut pas être un vécu qui permet de connecter ... et qui permet de connaître sans nécessairement vivre. SI vous voulez en connaître, il s'agit d'être malade et d'en baver comme moi ...
Se libérer de la maladie ?? Mais bien sûr que non car :

Mais il y a ambiguïté aussi chez l'invalide. Il y a, certes, la recherche désespérée de «la béquille» auprès d'autrui; mais il y a aussi la fierté narcissique d'être autre, différent, de sortir du lot des «valides».


Mais l'image de l'enfant comporte une idée de développement, de futurition, de libération. L'invalidité n'évolue pas. C'est ce qu'il y a de plus permanent en nous. Elle n'est pas à confondre non plus avec la maladie. La maladie peut être passagère, invalidante, mortelle, mais elle est toujours en mouvement. L'invalidité, par contre, est un état chronique de manque en opposition avec l'image (tout aussi) archétypique de la santé parfaite.

Il y a bien refus complet de l'invalidité, du handicap chronique qu'est l'anorexie. Il y a identification avec le pôle "je suis dans une santé parfaite" parce qu'être handicapé, c'est être impur et avoir un corps et une ombre ! Elle veut faire disparaître le corps et l'handicap avec lui. En bonne prométhéenne, elle veut rendre le handicap guérissable !!!


Celle qui reconnaît qu'elle est anorexique et qu'elle le sera encore est plus "équilibrée" psychologiquement que celle qui dit qu'elle en est guérie. Reconnaître l'handicap, l'intégrer et le vivre, c'est faire un pas vers la résolution de la névrose (la maladie en l'occurence).
Donc la maladie n'est pas le fait d'être anorexique (qui est un handicap), la maladie, c'est de ne pas accepter son anorexie comme un handicap qui sera là à vie, un handicap qui me marquera à vie. Avec cette reconnaissance, il n'y pas de lutte envers celles qui l'acceptent (les pros-anas qui sont l'ombre des anorexiques qui s'avouent guéries (cfr les bouquins/vidéos de ... ), contre l'anorexie en elle-même en tant qu'handicap, contre l'ombre, contre soi-même. Les pros anas font comme les anas soi-disant guéries : elles glorifient. Les 1ères glorifient l'handicap comme étant une réalisation de soi et une preuve de pureté. Les 2èmes glorifient le fait d'être guéries comme étant une réalisation de soi et une preuve de pureté. Elles sont en lutte pour la pureté. Les 1ères la trouve dans le fait de glorifier l'handicap qui devient alors expression de la pureté :"Je m'assume, je le vis". Les 2èmes dans le fait de glorifier la santé parfaite comme expression de la pureté. Les 1ères s'identifient littéralement à Héphaïstos, les 2èmes le refusent littéralement. C'est la littéralité et l'unilatéralité qui est le souci dans les 2 cas. Pile et face ... d'une même pièce !


# Posté le mardi 31 mars 2009 15:20

Modifié le mercredi 01 avril 2009 06:33

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