J'ai été en formation avec une dame ... freudo-lacanienne.
J'ai bien compris que pour eux, le savoir théorique, prométhéen, vérifié, scientifique est placé en la Loi du père, supérieur aux expériences individuelles. C'est-à-dire comme cela :
L'être humain devrait tout régenter et tout soumettre à son contrôle, et s'il y a des phénomènes qui ne se laissent pas expliquer ni maîtriser, comme le vécu psychique subjectif, alors on l'ignore tout simplement et on le met de côté, même si cela va de façon tout à fait manifeste à l'encontre de la règle la plus élémentaire de toute activité scientifique, à savoir, qu'un chercheur doit prendre en considération tous les phénomènes qu'il rencontre, que ceux-ci lui conviennent ou non. [Note perso : Dans ce sens, Freud qui voit l'astrologie comme de l'obscurantisme est tout à fait révélateur du côté prométhéen de son approche et l'invitation à refouler ce qui n'est pas matériel voire à complètement l'expliquer rationnellement (Freud qui définit "Dieu" est le comble du siècle passé XD)". Au déni des lacaniens pour l'âme, la réalité imaginale et l'image, je propose un "NON!" bien castrateur :-D ... ils aiment ça le sado-masochisme XD] Source : http://clidre.skyrock.com/2031383139-Prometheen.html
Mon expérience personnelle va en dehors de ce savoir, montre quelque chose qui ne rentre pas dans la théorie ... pardon dans la Loi de Papa Freud ! Alors elle est fausse pour eux tant qu'elle est pas posée en tant que Loi et là je viens avec Jung et le fait de dire cela, de le poser que lui aussi est COMME un maître (et pas QUE un élève) ça pose quelque chose : il n'est pas que le fils héritier spirituel de Freud, il est lui aussi créateur de Lois ... De même et indépendamment de cela, ce n'est pas pour cela que mon expérience est fausse, inférieure à une théorie prométhéenne, d'un autre. Selon ce savoir, l'imagination est fausse, à éviter, signe d'infantilisation. Dans mon cas, ce qui émane de ma vie, c'est que l'imagination, c'est ce qui fait que je vis, m'aide à vivre ! Elle n'est pas pour moi et dans mon expérience un cas de régression, infantilisation : elle m'a aidé à rêver à être un homme et m'a poussé à l'être. Elle est un moteur. Elle n'infantilise pas, elle permet de toucher les archétypes, d'être comme eux. Je suis un homme et j'imagine. Je suis un homme qui imagine ET qui est en contact avec la réalité littérale et empirique en même temps En quoi cela est nécessairement opposable ? Qui peut dire "je suis supérieur à ..." et utiliser une théorie, le poser en dogme "scientifique" pour valider et se valider ?
Cela a été très pénible pour moi cette formation. A nouveau, j'ai eu la confirmation (expérience des forums) que j'avais Freud et Lacan devant moi en chair et en os. Je ne savais ce que la personne pensait ELLE, elle n'était pas là, l'Autre était là, omniprésent, érigé en Dieu vivant, immortel, omniscient. J'avais une personne qui se réfère toujours au cadre et au savoir. Le cadre qui devient l'expression de la loi et c'est en lui que les gens placent leurs sécurités : à l'extérieur d'eux-mêmes ... (comme dans la dictature : le livre rouge des communistes, Mein Kampf d'Hitler, dans le garde à vous, dans l'ordre et la structure). Note du 1/7/09 : Je précise que je critique de manière conditionnelle négative une façon de faire, une façon de penser. Je respecte cette formatrice, son chemin, ses choix. J'ai besoin de me rebeller, de refuser fermement ses propos pour faire de la place à ce qui fait sens pour moi et me donner la permission de construire mon propre système théorique, de me donner la permission de penser.
Je pense qu'il y a un refus de trahir et donc une culpabilité. Frey montre qu'un moine s'est imaginé à la place de Judas. Il voulait savoir s'il avait eu sa rédemption, s'il était toujours aimé et demandait une manifestation de l'invisible si c'était le cas. A ce moment là, en silence, il a senti une tape sur son épaule. Il s'est retourné et il n'y avait personne ! Cet homme était attiré par le gnosticisme, ça lui parlait. Il avait besoin d'être rassuré qu'il serait toujours aimé, considéré s'il trahissait. Il a eu sa réponse ... et a pu lui aussi trahir et ce fut soulageant. Je pense que le pape est exactement dans la même culpabilité.
Je me suis aussi affirmé. Je me suis posé en fils dissident ET exclu de Freud et en disciple de Jung/Hillman de par la lignée de maître/psy dont je fais partie Freud => Jung => Meyer => Frey => Mon psy => Moi et cela a eu un impact.Je remarque que les freudiens et les lacaniens posent le savoir et l'expérience extérieure en bref l'apprentissage, la transmission maître<=>disciple comme seul signe de protection, de compétence et de crédibilité alors qu'une amie et le soutien de ma soeur a été plus "opérant" (comme ils aiment le dire) que ma visite chez une docteresse en psychologie comportementaliste bardée de diplômes ... tout simplement parce qu'ils ont été là avec leurs dons et leurs présences. Ils ont été plus efficaces que le diplôme. Au plus, je grimpe socialement avec mes diplômes au plus je risque d'atteindre exponentiellement mon seuil d'incompétence. Bien sûr que la connaissance, le savoir, l'aspect maîtrise et connaissance qui se transmettent mentalement ont un sens. Il y a aussi le "don" : je n'ai RIEN eu à apprendre et c'est là. Je n'ai pas à l'étudier, c'est là. J'ai la facilité à écouter, imaginer, c'est là. Enfin, il y a l'expérience qui est une connaissance et la Loi à ce moment là c'est la Vie qui initie, qui est la Loi. Il y a donc et pour moi connaissance issue de l'expérience, savoir mental, le don reçu qui ne vient ni de la connaissance, ni de l'expérience mais du contact avec l'âme, la magie et ce qui est.
Jung explique qu'il réagit à partir de son inconscient et que le processus d'individuation d'une personne m'est inconnue : je ne sais où il va et ce qu'il a à faire. Il les prend comme des pages vierges et abandonne tout savoir théorique et conscient quand il est face à l'âme humaine. Il est et la connaissance, le savoir, ça vient avec ce qu'il se passe car ils sont constellés par ce qu'amène la personne. Cela est sa Loi. C'est aussi la mienne et cela fonctionne pour moi.
Je précise que je parle ici des femmes rencontrées sur des forums virtuels, sur Internet. Il n'est nullement question de la formatrice qui est une exception à cette règle. Le contact est différent car elle n'est pas dans le pouvoir sur moi et ne tente de me soumettre à ce qui est juste pour elle. Chose que j'ai vécue sur les forums. Je précise à nouveau que c'est la façon de faire que je critique.
Mes hypothèses quant aux lacaniennes (sans généraliser) identifiée à l'animus est évidente : vérités toutes faites, posées en lois venues d'un autre, jamais de soi.
Je pense que la plupart des" fifilles à Lacan" ont eu une expérience "horrible" avec la Mère ou s'imaginent (ce qui fait partie de leurs mythes!) en avoir eu pour aduler le Père et sa loi. J'émets l'hypothèse que Lacan est un énorme manipulateur/séducteur de par sa théorie où il se pose lui-même en poseur Loi du Père, "fils héritier qui ne remet pas en question Freud et qui poursuit son oeuvre" ! Ces femmes ne peuvent que projeter leur Animus sur lui et s'exalte d'être soumis à Lui !
Quant à moi, au plus, elle affirmait ses pensées, au plus, l'âme réagissait et cela se traduisait par des émotions, tremblements chez moi. Avec le recul, j'ai vu comme cela comme une invitation à penser par moi-même.
J'ai exprimé tout ce qui s'est passé sur les forums où les pseudos psy freudiens/lacaniens quant à l'utilisation du pouvoir, jugements, injonctions sur ce que j'avais à faire (comportementalisme). J'ai touché la terreur et l'envie de fuir étaient présentes. Je suis resté. J'ai saigné du nez. J'ai pleuré. En effet, j'ai d'abord associé et puis toujours vu une analogie significative entre la façon de penser de Freud (non l'homme qui était un thérapeute hors pair), son fonctionnement avec ses élèves opposants et la façon de penser d'Hitler, son fonctionnement avec ses opposants : je t'élimine, je t'exclus. La différence est qu'Hitler tue littéralement. Freud tue symboliquement tel Chronos, ses fils. La peur de perdre le pouvoir et l'autorité ... ? Pour moi, aborder la psychanalyse, entendre parler de psychanalyse freudienne c'est donc être en contact collatéralement, par analogie avec le fonctionnement de la pensée fasciste et nazi. En bref de la dictature. C'est regarder la pensée et le fonctionnement de l'Esprit tyrannique, du Mal
Les jugements sur l'imagination m'ont fait sauté au plafond : "Régression, infantilisation, refus de la Loi". Il y a de quoi car l'imagination est la 1ère liberté de l'âme : même dans une prison, dans un camp de concentration, on ne peut pas l'enlever.
J'ai pu montrer aussi que si l'Autre n'est que autre, il n'est pas possible de se relier à lui : il y a psychose et je suis enfermé dans mon monde vue que je suis moi aussi Autre. L'Autre est autre ET semblable et ça, ça ne passe pour eux. Ils sont dans le "soit ... soit". Or sans similarité, similitude, pas d'empathie et l'empathie est une faculté imaginative. Je peux imaginer ce que vit l'Autre tout en restant moi et chez moi. Si le phoque n'est que Autre, je ne peux pas imaginer ce qu'il peut vivre en étant massacré. Mon vécu est que les purs lacaniens sont dans l'analyse et pas du tout dans l'empathie. Ils entendent SANS imaginer : ils se basent sur les mots, sur le "dire" uniquement alors qu'un mot peut faire écho à différentes choses chez les gens. C'est le fascisme aussi s'il fallait que tout le monde accorde le même signifiant au même signifié. Il n'y a plus de Autre à ce moment là ! Le monothéisme pris littéralement et unilatéralement conduit au fanatisme ...
Durant cette formation et dans ma vie, je suis fier de rester chez moi, de rester aligné à ce qui fait sens pour moi tout en étant ouvert à attendre (lapsus :entendre), en laissant une porte ouverte et de porter le flambeau de ce qui me tient à coeur, envers et contre tout. Ne pas penser par moi-même éveille chez moi des cauchemars, ...
Pendant les 2 jours, j'ai bouillonné. Quand j'ai entendu ses propos sur l'imagination, je me suis à dessiner et je n'écoutais plus ce qui se disait et cela était puissant car dans cet "enfer", les dessins sont venus tout seul, quelque chose en moi dessinait, la lumière dans le Sombre, ... et je me suis trouvé une passion pour le dessin. J'ai dessiné beaucoup d'yeux. Je dessinais des daimons, ça me fascinait et me soulageait. Des daimons noirs, horribles, monstrueux et puis certains avec de la tendresse qui me reconnaissaient et me remerciaient de leur garder une place. L'Âme était au centre, les loups nous protégeaient, les aigles veillaient ... dehors les oiseaux chantaient quand je parlais et ils se taisaient quand l'imagination était jugée de telle sorte. Je me fais fils spirituellement et intellectuellement de qui l'âme veut et puis et avec elle : qui je veux. J'ai mes parents physiques et j'ai mes parents célestes.
1/7/09 : Par rapport à la formatrice, voici mes prises de conscience de ce jour :
L'imagination m'aide à aller vers l'autonomie. Quand elle dit que c'est de l'infantilisation, je me sens profondément blessé parce que j'ai besoin de respect pour ce qui m'aide sur le chemin ; ce que j'ai reçu de mon psy comme permissions. Avec ses propos à elle et ceux de mon psy, je me trouve face à une double contraintes! Je lui dirai un jour ce que je vis quand elle dit cela avec empathie et assertivité. J'ai besoin de dire mes vérités avec les émotions, ceux qui concernent la relation. J'adopte un comportement passif-agressif où je ne lui dis pas mes vérités d'homme. Je les fais passer par des affirmation de pensées claires, nettes et précises. Je me protège ainsi : j'ai été abusé, j'ai été traumatisé par des gens qui appliquent la théorie lacanienne. Quand je leur exprimais mes émotions de tristesse et de colère, je m'en prenais "plein la figure". J'ai besoin de discerner, d'être conscient que tous les lacaniens ne sont pas comme cela. La formatrice n'a pas été ainsi avec moi. Je pense qu'elle contient (où est-ce encore ma projection ;-) ). J'ai besoin de me protéger différemment : lui dire que je vais exprimer mes émotions face à ses pensées sans la juger et lui demander de juste garder le silence ou de me prendre les bras si c'est juste pour elle.Je prends conscience de cela ce jour.