Citation de C.Singer

Citation de C.Singer
"Pour les animaux, c'est tous les jours Treblinka (camp de concentration nazi)"
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# Posté le mercredi 01 octobre 2008 05:20

Citation de C.Singer

Citation de C.Singer
"Il est mort en moi celui qui juge littéralement mes frères"

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 05:19

Citation de C.Singer

Citation de C.Singer
"Devant le regard d'un enfant, je suis terrifié car ses yeux me disent "Qu'as-tu fait de ta vie ?""

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 05:18

Tuer l'égo ?

Tuer l'égo ?
Sur l'égo :

Le moi peut-il mourir ? Dans certais ouvrages spirituels, le maître dit qu'il faut tuer l'égo, la personnalité, parce que l'égo est l'ennemi. Il existe maintes interprétations de ce message.
Jusqu'à maintenant, dans ma pratique, ce que j'ai observé est que plus le moi respire au soi, cad plus l'individu est souple, plus la nature profonde de l'être, soit l'âme, est incarnée dans un corps, plus il peut émaner et influencer le quotidien par sa vibration d'amour et de vie. Ainsi les actes seront porteurs d'équilibre et de transparence. Si cette respiration du moi est limitée, nous sommes alors témoin de dureté, de violence, d'autodestruction dans cette relation intime avec les forces de la vie et d'amour qui nous habitent.
Si, par contre, vous choisissez de croire que l'égo est votre ennemi, vous risquez de bâtir une séparation avec des aspects de vous et de vous maintenir dans une forme d'élevation de l'esprit au détriment d'aspects importants de l'individu tels que votre histoire, vos blessures et vos besoins. Cela aura pasr conséquence de réduire l'expérience de votre monde intérieur et de faire en sorte que vous jugez rapidement malsains les émotions refoulées ou les enfermements qui sont logés en vous depuis des années.
Le moi qui repose en présence du soi possède une respiration qui lui est propre. Telle une membrane dont la fibre serait :

- Souple (état de fusion)
- trop ténue (inflation)
- trop rigide (induration).
Le moi a une capacité d'élasticité et de contraction, de fusion et d'induration. J'appelle ce phénomène " la respiration du moi". Cette respiration qu'à la personnalité de puiser dans l'énergie des profondeurs et dans le potentiel de vie qui est en nous (fusion) ou à l'opposé de se contracter de façon à s'étouffer sur elle-même jusqu'à l'emprisonnement et jusqu'à la destruction (induration), dépend de la façon dont la personnalité s'est construite.

Source : idem p30 et 31.

Souchard décrit l'aspect somatique des mécanismes de défense :

1) L'enfouissement : C'est la dilution de l'agression, de la périphérie, des extrémités vers le ventre : diapgragme et région lombo-pelvienne qu'il voit comme l'inconscient somatique.

2) La fixation (induration) : Perte de souplesse réactionnelles face à certaines situations particulières (répétition d'agression ou agression plus importante) entrainant des réponses "toutes faites", stéréotypées. C'est la mise en place des mécanismes de défense permanents, entraînant la crispation de la racine des membres et de la colonne.

3) La prévention (Très visible chez les ados, body builders etc) : C'est se défendre avant d'être agressé (surprotection), cela entraîne l'hypertonicité, la résistance musculaire pour mieux assurer sa défense. Cela conduit à la fermeture, à la mise en place de la cuirasse. Elle dépend de la personnalité de base et de l'apprentissage.

4) L'intégration : Elle permet de considérer comme normal ce qui ne l'est plus. Cela conduit à une véritable altération du schéma corporel : la mauvaise posture, les cuirasses deviennet inconscientes

Souchard, Le champ Clos : voie somato-psychique, Paris, Maloine, 1981, p63-6

# Posté le mardi 30 septembre 2008 09:10

Cuirasses

Cuirasses
En tant que futur psuchothérapeute, j'ai besoin de me faire comprendre vis à vis des accompagnants, de simplicité dans mon expression et le langage jungien ne m'aide pas dans cette tâche.
J'ai choisi alors de trouver une autre façon d'expliquer les complexes. Une explication plus concrète. Je l'ai trouvé chez Marie Lise Labonté.

En effet, j'aborde les complexes comme les aborde Marie Lise Labonté (1) elle fait un pont très parlant pour moi entre "victime, bourreau, sauveur", les complexes et les 5 blessures de l'égo fondamentales que j'ai à dépasser (mourir à soi-même 2) Cela me permet de relier AT (scénario : croyances et injonctions introjectées au coeur du complexe), Jung (archtéypes, psychisme), CNV ("Résistance à nourrir des besoins profonds, élans")et bioénergie (corps = temple de l'âme) d'un trait) : des cuirasses avec identifications projective. Enfin, Hillman donne du sens à tout cela avec l'akène, les daimons, le mythe, la non-littéralisation et l'âme :

"Le corps, considéré comme le temple de notre âme, est le reflet de notre psyché, car corps et esprit sont directement reliés.

Les complexes, qui ont pour corps la psyché, sont maintenus en place par des croyances et des conditionnements. Ces complexes créent des cuirasses qui étouffent l'énergie vitale, la spontanéité et la créativité. "

Marie Lise Labonté.

Pour ma part, je vais voir dans mon corps, écoute mes besoins et pratique l'IA. Je fais très attention au mental et aux moments où je joue victime, bourreau et sauveur :je suis dans une blessure donc dans un complexe et une cuirasse. Les concepts de l'analyse transactionnelle m'y aident bien.

"Le corps ne ment pas : il porte en lui toute notre histoire mais aussi notre potentiel et notre énergie de vie.
Qu'est-ce qu'une cuirasse ?
Les cuirasses sont des protections qui se sont installées au cours de notre vie ... qui nous ont servis mais qui, à la longue, entravent de façon consciente et/ou inconsciente notre vitalité.
Une cuirasse est un mécanisme de défense que le corps a mis en place face à des agressions extérieures ou intérieures. Elle est composée à la fois de tensions corporelles, d'émotions et de croyances ou pensées ... elle touche donc aussi bien le niveau physique, émotionnel que mental.
Les différentes cuirasses se mettent en place à différents âges de la vie et se superposent les unes les autres telles les pelures d'un oignon.
Plus elles sont installées et rigidifiées, plus notre réel potentiel de vie est emprisonné en nous-même. C'est Wilhelm Reich², créateur de l'Orgonthérapie - une des premières psychanalyses corporelles - qui utilise le mot « cuirasse » le premier. Dans son livre sur l'Analyse caractérielle, il fait part de ses observations. Il découvre que les patients qu'il reçoit expriment leurs inhibitions psychiques dans le corps. Ces dernières s'y inscrivent sous forme de tensions ou cuirasses qui prennent place à différents âges (des premiers jours de la naissance jusqu'à l'âge de 5-6 ans) et se disposent comme des anneaux segmentaires qui suivent un axe le long de la colonne vertébrale. Elles sont au nombre de 7 et se situent horizontalement dans le corps. Elles se nomment :


La cuirasse oculaire, la cuirasse orale, la cuirasse du cou, la cuirasse thoracique,

la cuirasse diaphragmatique, la cuirasse abdominale, la cuirasse pelvienne.

Marie Lise Labonté a identifié d'autres cuirasses : 4 cuirasses de base et 4 cuirasses d'identification qui se superposent sur les cuirasses de Reich. Son observation et sa lecture du corps tout au long de sa pratique lui ont montré qu'il existe des cuirasses qui se forment verticalement en partant de la colonne vertébrale qu'elle nomme le « c½ur du corps » : siège de ce qui est le plus profond de notre être.

Ces cuirasses viennent enserrer le corps comme les couches d'un oignon enserre son c½ur.

Les 4 cuirasses de base sont :

- la cuirasse fondamentale qui se bâtit déjà dans la vie intra-utérine et dans les premiers instants de la vie extra-utérine. Elle porte notre pulsion de vie et notre pulsion de mort.

- la cuirasse d'impuissance et de désespoir qui se bâtit de 1 à 3-4 ans. Elle se bâtit en réaction face à la pulsion de mort et face à l'impuissance que le jeune enfant vit par rapport à la vie et à ses propres besoins fondamentaux.

- la cuirasse du mal-aimé qui se bâtit de 3 à 7 ans. Elle vient fixer les 2 premières et fait que l'enfant va s'adapter pour être-aimé à tout prix quitte à se compromettre et à limiter sa spontanéité naturelle. C'est la cuirasse de la victime.

- la cuirasse de protection qui se bâtit de 5 ans à l'adolescence. Elle vient se placer pour protéger l'enfant face à ce mal d'amour qui lui est intolérable. L'enfant se rigidifie tant au niveau physique, émotionnel que mental. C'est la cuirasse du persécuteur.

Les 4 cuirasses d'identification sont :

- la cuirasse parentale qui se bâtit dans la petite enfance sur le besoin qu'a l'enfant de s'identifier à ses parents. L'identification fait partie de la construction naturelle de la psyché de l'enfant mais devient enfermante quand elle se maintient à l'âge adulte, que ce soit sous la forme symbiotique ou de rejet.

- la cuirasse d'appartenance qui est celle du besoin des adolescents de se distancer de l'image reçue de leurs parents en s'identifiant à un autre « groupe » ou « clan » pour en adopter les valeurs.

- la cuirasse narcissique, qui se développe aux mêmes âges que la précédente, vient d'une perte d'identité. La personne recherche perpétuellement son image dans l'autre ou dans le miroir. Elle nourrit un processus d'autodestruction alimenté par cette séparation d'avec soi-même.

- la cuirasse sociale qui est la dernière à s'installer. Elle est le seul moyen qu'a trouvé la personne pour exister. L'individu qui porte cette cuirasse s'identifie totalement à son statut ou rôle social, à sa profession en étant coupé de ses besoins.



Porter ces cuirasses nous rigidifie autant physiquement que psychiquement. Se protéger devant un agresseur ou une agression est une chose, se maintenir en état d'alerte permanente est destructeur pour la personne. C'est la répétition des peurs, des doutes et des angoisses qui petit à petit nous barricade et nous conduit au mal-être et plus tard à la maladie. La vie ne peut circuler, elle ne peut ni entrer ni émaner de notre être. Source : site de Marie Lise Labonté

Un exemple ? En voici un : Une dame a des plaques en forme d'écaille sur sa peau. Elle a un psoriasis. Marie Lise l'interroge sur ses rêves. La dame explique qu'elle rêve souvent qu'elle fuit un énorme cobra. En IA, elle rencontre le combra et dialogue avec lui. Ses rêves évoluent. Des prises de conscience se font. Quelque chose en elle bouge alors, quelque chose de très intime. Le serpent a été rencontré et peut s'en aller comme le psoriasis dont elle guérit en même temps.

Pour rencontrer les complexes, je suis convaincu que le corps et les émotions sont une porte royale. Jung insiste sur le rêve. Des personnes en thérapie n'ont parfois quasi pas d'accès à leur rêve et leur inconscient. Le corps lui est là. C'est à mon sens plus facile comme approche avec ces gens. Le corps a été dans le passé identifié à l'ombre. Aujourd'hui, il commence à être reconnu en psychothérapie. Pas oublier que c'est dans le corps, la matière que se trouve la pierre philosophale des Alchimistes et la Gnose des Gnostiques ...

Qu'en dites vous ?

# Posté le mardi 30 septembre 2008 08:58

Agir/bénir ... ce qui suit peut être puissant

Agir/bénir … ce qui suit peut être puissant
Je vous propose de nommer quelque chose que vous faites et qui contribue à incarner de la lumière dans votre vie. C'est une façon de vous bénir, vous honorer ainsi que le mystère de votre être, âme. En effet, vous contribuez à la transformation du monde avec le plus petit de vos actes. Tout acte a des conséquences. Le détail compte et en somme n'est pas un détail. Rien n'est superficiel, tout est profond. Vos actes ont un effet papillon.

Je vous le modélise (invitation : reprendre le modèle entre () ) :
De par mes actes, mon amour et ma vision (actions, réalisations), le monde est en paix (valeur) car il exprime son ombre et sa violence symboliquement (sens d'incarner la valeur). Avec une douce intensité, les coeurs se libèrent, s'ouvrent à l'âme, l'amour, la bénédiction, la vie et la lumière (conséquences lumineuses) !

Je vous propose aussi de nommer quelque chose que vous voudriez faire et que vous ne faites pas encore et qui vous aidera à incarner une valeur, une lumière, un élan de l'âme

Je vous le modélise :

Le monde devient équilibrer (valeur) en prenant autant soin de moi que des autres (action).
En même temps, des ombres que je nie m'empêchent de mettre cela en ½uvre. L'ombre parle, pense et juge et peut être teintée d'une émotion. Le comportement est sa conséquence.
Il y a l'ombre individuelle. Elle a trait à l'histoire du moi identifié à la persona et/ou à l'égo. Dans mon cas : « Y en a qui souffrent plus que toi, qui es-tu pour prendre soin de toi !? », « Les autres ont besoin de moi, faut que je les sauve ». L'ombre peut être collective et agir sur moi : « Ils me vont me rejeter si je prends soin de moi. Dans cette société, pensez à soi, c'est égoïste ! » L'ombre peut être archétypique : « Dieu va me punir si je pense à moi, je suis bon pour l'enfer et la mort ! »
Avoir cela devant soi a un sens. En effet, pour incarner, je vais poser un tout tout tout petit acte concret et les ombres s'agitent, se mettent en branle quand la lumière veut s'incarner. Appeler la lumière, c'est appeler l'ombre en même temps. Le pile vient avec le face. En être conscient permet, au moment d'agir, de ne pas s'identifier à elle et d'aller quand même vers la lumière.
Le petit acte concret est exprimé positivement, concrètement (comportement observable et mesurable). Il n'est pas herculien (= être performant, dépasser coûte que coûte mes limites) et n'est pas une résolution de nouvel an.
Je vous le modélise : « Une fois par jour, je vais 10 à 30 minutes marcher dans la forêt, la campagne en respirant, écoutant mon c½ur battre, en marchant d'un pas léger comme celui des saisons ».
Bien sûr il peut y avoir plusieurs petits actes. Je vous invite à vous observer avant de le faire, quand vous le faites et après : qu'est-ce vous vous dites ? Que ressentez-vous ? Que pensez- vous ? C'est une façon d'apprendre de vous-même. Regarder comment le monde est quand vous êtes en train d'incarner une lumière et quand vous dépassez une ombre. Si vous ne le faites pas c'est qu'une ombre agit et qu'elle n'est pas identifiée et cela n'est pas un mal. Je vous invite à le voir comme une invitation à apprendre de et sur vous-même, sur l'ombre.

Si vous le désirez, je peux vous aider à formuler tout cela par le moyen qui vous convient (tout en prenant soin de moi hein ! XD). Si vous avez besoin de cette aide, merci de le nommer par le moyen qui vous semble le plus juste.


En cultivant la joie dans votre vie, en donnant du sens à ce que vous faites et en prenant conscience des conséquences de tout cela, vous contribuez à donner un sens au monde et de la joie au monde. Un monde qui vit dans la conscience du sens et de la joie. Un petit acte change tout et vous pouvez apporter cela au monde en le vivant, en le transmettant. Cela rayonnera. Vous rayonnerez et d'autres rayonnerez en écho à votre résonance, à votre vibration.

# Posté le lundi 29 septembre 2008 18:47

Modifié le lundi 29 septembre 2008 18:58

Addiction, Dionysos, paradis perdu

La thérapie et la médecine traditionnelle, prométhéenne et apollinienne prend et traite l'alcoolisme comme une maladie alors que c'est en même temps un symptôme de quelque chose de bien plus profond.
L'addict, l'alcoolique cherche une connexion (perdue) avec un paradis perdu. Quelque chose est entre lui et la connexion. L'alcool vient lever le poids de ce qui est entre lui et le paradis.
C'est un Senex, du passé qui cherche à se transformer, qui recherche à redevenir. Il cherche la connexion avec cet élément transformateur. Il cherche l'âme, l'Eros, Dionysos. Ils sont partis. Ils sont ailleurs.
L'alcool, la drogue est le moyen qu'il trouve pour atteindre ce paradis, cet état de joie, l'âme, l'amour.
Mon psy explique que l'alcoolique cherche à vaincre Dionysos mais que ce dernier gagne toujours.
Il explique aussi qu'à un séminaire tous les psys s'évertuent à trouver une solution pour qu'ils arrêtent de boire. Mon psy se lève et dit "D'accord vous voulez lui enlever mais n'oubliez pas qu'il cherche le paradis par ce moyen et le trouve et luttera, volera, mentira voire tuera pour le retrouver ! Donnez-lui donc un moyen pour trouver autrement ce paradis".
L'alcoolique est un être psychique qui cherche sa spiritualité ou l'inverse. En astrologie, Neptune (que la traditionnelle confond et mélange avec Dionysos) joue un rôle ainsi que Mercure.

Spécial K

Traduction : Silk & Nathy
Débarquant par un hasard extraordinaire
Devant ce voleur coronaire
Bien plus qu'un simple leitmotiv
Plus chaotique, sans secours
Je décrirai mes sensations
Les plaies béantes qui jamais ne guérissent
Existe-t-il réellement un sauveur
Ou es-tu juste mon septième sceau ?

Sans hésitation, sans trêve
Tu agis comme du Special K
Comme si j'avalais la moitié de ma dose
Je ne veux jamais m'écraser
Sans hésitation, sans trêve
Tu agis comme du Special K
Te revoilà en manque
Je suis sur des sables mouvants


Gravité
Pas d'échappatoire à la gravité
Pas d'issue
Pas sans payer
Je chute
Heurte le sol
En un bruit sourd
A chaque fois que tu sembles t'approcher

Je décrirai mes sensations
Tu es mon nouveau talon d'Achille
Existe-t-il réellement un sauveur
Ou es-tu juste mon septième sceau ?

Source : Paroles et traduction de Special K - Placebo City


Special K est le nom que l'on donne dans la rue à une drogue très puissante, la kétamine, utilisée à l'origine comme somnifère puissant pour les gros mammifères. Elle donne l'impression de quitter le sol et de flotter, avant une chute brutale lors de la "descente".
Brian Molko a fait le parallèle entre les effets de cette drogue et les effets de l'amour.

# Posté le lundi 29 septembre 2008 11:13