Le spirituel ne veut pas du mental ("je ne pense pas, ne réfléchis pas à ce que je dis"), du discernement, de la maîtrise alors il juge et s'identifie à son jugement, ils identifient les autres à son jugement et ne les remet pas en question (il ne réfléchit donc pas).
Le mental ne veut pas du psychique, de l'éros (je ne ressens rien, je n'ai pas d'âme et de c½ur) alors il contrôle, se contrôle pour que lui-même et les autres ne ressentent rien.
Le psychique ne veut pas de l'incarnation, il veut rester platonique et passionné dans l'âme et ne passe pas par le corps alors il se pose en victime de tous et de tout car rien ne se passe dans sa vie. Il s'abandonne uniquement dans le ressenti. Il va pleurer alors qu'il va passer à l'acte et ses pleurs le retiennent car "son malheur est un bonheur, il y a un bénéfice à souffrir".
Le corps, l'action ne veut pas de spiritualité : il veut de la performance, du faire, du résultat et n'a pas de spiritualité (athéisme, matérialisme, spiritualité) alors il ne dit pas, il ne fait que faire pour ne pas rêver, idéaliser ... il devient comme le hamster qui court dans sa roue : la roue a un moment va plus vite que lui il ne suit plus son mouvement : il suit le mouvement de la roue, le mouvement ne vient plus centre, il vient de l'extérieur.
Pourtant ... (si l'énergie est répartie à 25% dans les 4, il se peut que j'en ai plus dans l'un et moins dans l'autre)
... c'est par le mental que j'évacue le trop plein de spirituel ...
... c'est par l'âme, l'éros, l'émotion que j'évacue le trop plein de mental ...
... c'est par l'action, le passage à l'acte que j'évacue le trop plein d'émotions ...
... c'est par le fait de donner du sens (spiritualité), de dire que j'évacue le trop plein d'actions, de faire ... : je m'arrête et je me mets à rêver, poétiser, écrire, ...
Souvent, l'esprit égotique utilise le corps et le mental pour arriver à ses fins : "je fais" parce "je dois" et refuse de réfléchir au sens qui dépasse l'égo, refuse de réfléchir sur l'égo et ce qu'il fait. Là c'est le mental ajusté qui est jugé, mis de côté. Notre société fonctionne comme cela : ne pas réfléchir, ne pas prendre conscience et encore moins se relier à l'âme, à la passion, la ferveur et l'éros. Alors je ne fonctionne pas comme le monde à l'extérieur. Je suis bien seul, non isolé. Je me rends de temps en temps sur ma montagne intérieure en même temps je ne me coupe pas des autres. Je sais que je peux le faire pour dire "moi je suis différent, je ne fonctionne pas comme vous" et je m'éloigne pour me le prouver. Si je veux me le prouver, c'est que je peux en douter et que je suis potentiellement comme eux.
L'égo est à mettre au service de l'âme et du mystère. Lui, il tente de les évacuer : il en a peur. Le tout est de combattre le tyran, le vieux roi, le juge intérieur qui met l'âme au cachot, le sauvage au fin fond d'un lac (lire Jean de Fer) et qui coupe les ailes de l'Eros. La lutte est intérieure. Quand le roi arrive, la spiritualité se met au service de l'âme qui est délivrée, qui est en paix, des ailes lui poussent ... Eros revole, le feu revient à la vie tel le Phénix et le Sauvage sort du fond du lac de tristesse qui a été écopé ... Le mental se met alors au service de ce roi qui dit : "c'est l'âme ma reine et vous nous suivrez tous les 2". Le mental, la psychologie, le corps est au service de la spiritualité et de l'âme qui ne les prend pas comme des objets : elles les prend pour des sujets qui ont une grâce, une place, une fonction, une intelligence et un sens. Ils n'ont plus peur les uns des autres. Ils collaborent. Le mental égotisé ne projette plus sur l'âme le gouffre sans fond qu'il a lui-même crée dans la vie de l'individu car c'est lui qui le crée et qui accuse l'âme de ce gouffre. L'âme invite à vivre jusque dans la mort. C'est l'âme qui comble le gouffre ... pas l'inverse ... cela c'est l'expérience de ma vie.
Ne pas aller vers l'âme, l'Eros, c'est ne vivre uniquement que sur les plans spirituels et mentaux ... où est le corps ? Où est l'âme ?
Concernant l'amour, si ce n'est pas lui qui est dans le coeur, c'est alors le pouvoir qui prend sa place...



