Processus Persée : discernement, conscient, vision, compréhension ...

Processus Persée : discernement, conscient, vision, compréhension ...
Processus Persée : si une personne dit "je ne sais pas" c'est parce qu'elle est collée à ce qu'elle ne sait pas ... je donne un exemple pour être clair : imagine que tu as une tache sur ton pull près de ton menton. Si je te dis "tu as une tache sur ton pull" tu vas me dire "où ?". Tu vas le dire parce qu'elle est sur toi, collée à toi. Donc je ne vois pas quelque chose parce qu'elle est collée à moi en bref : je suis dedans, je suis en elle, je suis impliqué par elle : j'ai un excès de feu, d'eau ou de terre et j'ai peu d'air car "je ne sais pas".

Si maintenant tu bouges et vient à ma place, si tu prends de la distance, tu la verras et tu sauras qu'elle est là et tu sauras où elle est : tu augmentes l'air et tu diminues l'élément en trop.

Donc quand tu ne sais pas quelque chose sur toi-même, sur ce qu'il se passe, sur comment faire (peu d'air), je vous invite à parler de vous en "il" pour prendre cette distance, pour voir clair et savoir en bref pour discerner.

Exemple :"je suis triste mais je sais pas pour quoi" -> se dire "Quel est le besoin non qui fait qu'il est triste ?" ou "pourquoi il est triste ?" Parfois se lever de sa chaise aide énormément car quand le corps bouge, le mental bouge aussi : je change de perspective et je sors de ce par quoi je suis impliqué (émotion, action, idéal).

Ainsi (et c'est un exemple concret et véridique), je bouge de ma chaise car je suis effondré, je pleure et je ne sais pas pour quoi. Je me mets derrière et je me regarde "Alex, il est triste car il ... veut qqchose de doux mais il ne sait pas quoi !" (l'émotion s'évacue un peu) ...Si je ne sais toujours pas, je recule encore et je prends avec le corps encore plus de distance. Je vois la situation alors dans l'ensemble. Avec ce recul, j'ai un effet miroir. Mon regard change : je ne regarde pas directement : je ne suis pas pétrifié comme le fait Méduse. Je suis comme Persée : je vois indirectement par ré-flexion (miroir), je suis distancié, j'ai une autre perspective (je regarde en arrière) et je ne suis plus impliqué (=pas pétrifié par ce qu'il se passe". Me vient alors :"Alex est triste car il veut être aimé tel qu'il est "
Cela a été TRES puissant l'ayant vécu moi même alors que j'ai fondu en larmes et ne savait pour quoi (2ème exemple). J'ai été initié à ce processus et cela est très puissant avec les personnes qui ne savent pas ou alors qui sont impliqués intensément, qui dépriment bref qui ont un excès d'ideaux (de feu), d'action (de terre), d'émotions (d'eau).

Quand quelqu'un reçoit un coup, je bouillonne intérieurement et pourtant ce sont les larmes qui viennent. J'ai eu le cas dans une cours de récré. Un collège a secoué un élève devant moi un élève. Je n'ai pas agi : j'étais pétrifié !!!!
Le processus Persée s'est appliqué : suite à ces faits, je déprimais sans savoir pour quoi. Avec ce recul, j'ai compris que je déprimais car je comprimais ma colère et ne l'exprimais et la retournais contre moi par des jugements et de la culpabilisation.
J'ai compris que j'ai besoin d'exprimer (héhé ... je ne dé-prime plus) ma colère pour retoucher à l'élan vital ... le tout était de venir à comprendre pour quoi je l'exprimais pas. Il s'avère qu'en étant en colère, j'étais puni voire frappé. Par contre, avec la tristesse, cela passait : c'est accepté. Ainsi mon petit garçon s'est adapté et a survécu. Donc quand j'étais en colère, je pleurais. J'ai aussi vécu l'expérience où je pétais un plomb et frappais. J'ai eu peur de ma colère. J'ai donc eu besoin d'apprendre à être en colère sans violence. Je l'ai discerné par la prise de distance de la violence. J'ai aussi eu un modèle de gens autour de moi qui n'exprimait leur colère (besoin) que par la violence (stratégie). J'avais donc besoin d'être initié (il me manquait de l'air pour maîtriser la colère). Je l'ai reçu dans les différentes initiations. Aujourd'hui par le processus Persée, j'ai compris tout cela. Il m'a aidé et c'est moi qui ai compris. Tel Persée j'ai pu tranché ... j'ai pu aller trouver ce collègue après cette exploration (pour cela j'ai clarifié l'intention, l'ombre, le sens, j'ai discerné, j'ai dialogué avec l'ombre, processus Percée ...) et lui dire "Je refuse qu'un tel acte soit posé dans une école, je suis mal à l'aise : je te propose de trouver un moyen différent. Sache que si ça se reproduit, j'agirai." J'ai pu lui dire. Je me suis senti vivant et puissant en lui disant tout en étant connecté. Je n'étais plus de pierre, piétrifié ... l'effroi était dépassé car j'ai vu la projection, elle s'est retirée (en fait il a refait l'acte et je n'ai plus senti du tout la tristesse : j'ai senti une "colère scorpion" froide, glacée, contenue : j'en avais parlé à mes thérapeutes longuement et j'ai compris, en voyant l'absence de tristesse, alors que la projection avait été retirée par l'inconscient : je me revoyais être battu, je me revoyais battre et ce sont ces images qui sont Méduse qui pétrifie. La tête a été coupée et j'ai pu agir concrètement. J'en suis fier et heureux d'avoir contribué à cela : être en paix avec lui, moi, l'âme, ce petit garçon et la vie ...

Pégase se libère dans la mythe après que Méduse soit coupée ... et la tête revient sur le bouclier : je sais ce qui me pétrifie et cela devient mon bouclier, une protection ... le poison est le remède ... je détiens alors une gnose ... tout cadeau des dieux est une gnose ...


# Posté le mardi 16 septembre 2008 14:44

Se faire voler psychologiquement, masturbation (symbolique), conscience, ombre ...

Se faire voler psychologiquement, masturbation (symbolique), conscience, ombre ...
C'est essentiel de voler les idées des autres, de se les approprier si j'y trouve du sens. C'est essentiel que l'autre puisse me copier. C'est impossible de ne pas copier, de ne pas reprendre les idées des autres.
Dans la gnose, le Démiurge (Dieu) copie le Pro-Père. Il fait la même chose que lui différemment car il est différent. Donc reprendre les idées d'un autre, ce n'est pas devenir l'autre, ce n'est pas une façon de ne pas penser par soi-même : c'est se laisser pénétrer par lui et là est Pan.
Pan invite au "poly", au tout.Il invite à être tolérant à tout. L'image est d'avoir les cuisses ouvertes pour se laisser pénétrer. Il invite à tout prendre en compte : idées des miennes comme celles des autres, pensées comme celles des autres, ... Il invite à laisser les idées, les ressentis, les pensées de l'autre me pénétrer et donc celle de l'inconscient. Il y a là un certain viol car il y a des images que "je" ne veux pas voir. Il invite donc à se laisser transformer.

Concernant la masturbation et Pan : il y la masturbation réelle et symbolique. Pan initie les hommes (et les femmes bien sûr) à la masturbation car cela leur permet d'être en contact avec les images intérieures : lors de l'acte masturbatoire, elles défilent et il est là en contact avec son âme. Une personne, donc quand elle se masturbe, crée de l'âme, entre en contact avec elle. C'est une façon qu'elle a de le faire et cela se fait spontanément. C'est l'esprit de sa nature, de la nature qui veut féconder l'âme : il veut incarner ses rêves, ses désirs, ses élans.
La masturbation symbolique, c'est laisser les images défiler en soi et les laisser nous féconder. Cela demande au moi ne de pas intervenir. Le moi, qui intervient, a un effet contraceptif. Le moi intervient sur l'image (=l'émotion, l'image du rêve) quand : il veut comprendre l'image, il interprète le rêve, l'image, il donne du sens à l'image, il s'identifie à lui dans le rêve. Pan invite à laisser les images (émotions, pensées) sortir sans les interpréter. Il invite aussi à voir toutes les images et à les laisser faire : interpréter, traduire, c'est violer l'image et c'est le moi qui viole, s'identifie à Pan. PAN EST MORT ... pleure je ne sais plus qui ... Il réclame son autonomie car le moi prométhéen (=qui veut tout comprendre, mettre de la la lumière sur tout (tout=Pan). Pan est alors brûlé, sec) la lui vole. Quand je suis face à un rêve, je les imagine encore et encore, je laisse l'image, l'émotion, la tristesse me pénétrer (plutôt que de prendre de la distance avec elle par l'analyse encore et toujours) sans les interpréter et le moi va se transformer ... les images prendront corps et l'Esprit et l'âme seront transformées.


Pan parle aussi de la folie, la folie divine qui guérit.
Pan vise les consciences "naïves, Puer (enfant), psychiques (reliées aux émotions, aux ressentis)". Il vise les consciences qui s'identifient à leur âme : souvent les femmes et les hommes qui s'identifient à leur âme (=l'eau). Si le moi s'identifie à l'âme (=ses ressentis, émotions), Pan se constelle dans l'inconscient et va inviter à la prise de conscience, à sortir des émotions pour les spiritualiser. Il invite donc au feu. Il donne du feu. Il veut que ça soit chaud ET humide. Il veut donner de l'esprit à la conscience psychique (identifiée à l'âme). Il la cherche et elle le cherche. Ils veulent s'unir : que le corps et l'esprit ne fasse plus qu'un. Il est en couple avec l'âme. Il cherche l'union avec l'âme. Le feu cherche l'eau et l'eau cherche le feu ...

Pan, un dieu de la nature, dieu d'un monde panique, masturbatoire et violeur.

La nature a un côté violent, effroyable , l'homme aussi. Pour être lui-même, il doit vivre cette composante de lui-même. Cette possibilité existe, pour le viol, par l'intermédiaire du cauchemar. Le viol est une union forcée de "deux structures de conscience sans rapport entre elles". Le viol "met un terme brutal à la division entre comportement et fantaisie".
"Pan chasse les nymphes, c'est à dire que le viol vise une forme de conscience vague encore située dans la nature, mais qui n'est pas personnellement incarnée.[...] Pan apporte du corps, un corps de bouc. Il impose la réalité sexuelle de la génération physique à une structure de conscience qui n'a pas de vie physique personnelle, dont la vie est tout entière "extérieure" dans la nature impersonnelle." (Hillman).
Pan= corps / nymphe = conscience ("désincarnée") , l'esprit doit donc être corporifié et le corps spiritualisé.
Je dirais que seul un Pan refoulé est "diabolique" et amène au viol sexuel concret. Hillman nous dit : " Si les nymphes et Pan ne font qu'un, il n'est besoin d'aucun interdit. L'interdit est au coeur même de la compulsion"

Source : http://timeisnear.over-blog.net/article-5809576.html

Pan veut dire aussi "accepter la violence de ma nature". Si le moi refuse Pan, celui-ci va être violent pour montrer au moi sa violence. Il invite à l'exprimer, à la conscientiser et à la maîtriser.
Pan est toujours présent dans notre vie à travers nos pathologies. Il est le recoin sombre de notre « âme ». Il s'exprime notamment dans les cauchemars. Il est nécessaire de reconnaître cette partie sombre de notre psyché pour réconcilier notre être intérieur et notre relation à la nature. Ainsi nous pourrons alors retrouver un équilibre.

L'inconscient est nature. Pan est le dieu de la nature dans sa totalité. Pan est l'inconscient. Des psy sont connectés à l'inconscient : ils sont au service de Pan et de l'image. D'autres pas : ils sont au service d'Apollon et de Prométhée voire d'Hercule : le moi (=beaucoup d'air : tout comprendre, tout analyser, pas de mystère). Il s'agit d'être dans un équilibre, de surfer, de passer de l'un à l'autre et cela c'est Hermès qui le permet.
En fait, tout ceux qui sont connectés à l'image et à l'imagination sont connectés à l'inconscient : les artistes, scénaristes, acteurs, écrivains, poètes, prophète, ... maintenant reste à savoir si leur moi est à son service : si je peins pour être reconnu et être vendu, là c'est pour la persona (un rôle) le moi voire l'égo (quand je m'identifie à mes oeuvres). La wicca est connectée à Pan, l'écologie aussi.

Il est vivant dans la psyché individuelle et collective.
Les catholiques l'ont rangé au rang de démon et de diable car il est dionysiaque. Les catholiques ne prennent pas en compte l'aspect Dionysos du Christ qu'il projette sur le diable. Il le voit comme Apollon uniquement.

Pan est plus qu'un nom et un mythe. Pan est dans l'ombre. En bref, quand tu regardes avec tes yeux dans ton inconscient ,dans tes rêves, dans ta vie, tu ne le vois pas : y a toujours une zone d'ombre. Il s'agit alors de se tourner vers le rêve, l'inconscient et de fermer les yeux ... et de laisser les images, émotions venir, laisser l'inconscient (Pan) te pénétrer sans chercher à comprendre le rêve et les images ... car en fermant les yeux, je suis dans l'ombre et elle vient alors à moi et je peux le voir (paradoxal).Les nains s'enfuient si trop de lumère est mis sur eux d'un coup : je ne peux voir qui ils sont qu'avec la lumière du matin du soir ... ou mettre une douce lumière pas trop forte et tendre. Le risque de se laisser pénétrer, c'est l'inflation = être envahi par les images, voix et éclater : ne pas savoir où MA voix (importance d'avoir un moi structuré pour s'en protéger (que ça soit par l'éducation, la thérapie). Jung propose d'étudier seul ses rêves, ses imaginations, de s'y abandonner seulement après 2 ans d'analyse efficace. Le risque de l'inflation c'est la psychose (démence). Le moi occidental en a peur. Pour lui, Pan = Démence. Pour lui, se laisser aller à l'inconscient = démence. Au contraire de l'asiatique pour qui se lâcher dans l'inconscient n'est pas un souci. C'est pour ça que Jung dit aux européens : faites très attention à vous intéresser au bouddhisme, à la spiritualité orientale : vous risquez gros : votre structure, votre moi n'est peut être pas prêt du tout pour cela et vous risquez la psychose." Le yoga occidental, c'est l'alchimie. En bref : transformer du chiffon en papier, cuisiner, jardiner, faites de la chimie, de la transformation manuelle, de la sculpture, ... le processus extérieur vous fera travailler à l'intérieur et vous transformera de l'intérieur : de l'émotion viendra. La conjonction de l'alchimiste est dans la musique. Elle rassemble matière et esprit. Ecouter, écrire de la musique, en faire c'est un processus alchimique.


La musique est un exercice caché d'arithmétique d'une âme inconsciente du fait qu'elle compte. Ils se trompent ceux qui pensent que rien ne se passe dans l'âme et qu'elle n'est pas consciente d'elle-même. Et cependant, l'âme, même si elle ne se perçoit pas en train de compter, perçoit tout de même l'effet inconscient du comptage, puisqu'elle éprouve du plaisir dans les effets de consonance et du désagrément dans les effets de dissonnance. Leibniz
# Posté le mardi 16 septembre 2008 13:11
Modifié le mardi 16 septembre 2008 14:10

L'amour !

L'amour !
L'amour


« Celui qui chante brûle dans sa voix.
Celui qui aime s'épuise dans son amour.
Le chant est cette brûlure,
L'amour est cette fatigue.
Je ne vous vois ni brûlés, ni épuisés.
Vous attendez que l'amour vous comble.
Mais l'amour ne comble rien.
L'amour est manque bien plus que plénitude.
L'amour est plénitude du manque.
C'est, je vous l'accorde,
Une chose incompréhensible.
Mais ce qui est impossible à comprendre
Est tellement simple à vivre. »

Ch. Bobin
# Posté le mardi 16 septembre 2008 10:58

Danse avec l'âme ...

Danse avec l'âme ...
En mettant l'air au service de l'eau et du feu ... il est possible d'entrer en profonde connexion avec l'âme, l'enfant intérieur, le roi, la vie, le sacré ...ce que je vous propose est une descente du moi vers l'âme ... vers la source intérieure intarissable ... imaginons une personne avec beaucoup de terre (dans le faire) et de feu (imaginer beaucoup) : il fait pour avoir de la reconnaissance. Il a tout matériellement parlant dans sa vie. Il est triste car il a besoin de reconnaissance ... et le fait de toujours faire cela ne lui convient plus ! Je vous parle là de ma blessure et de ma descente :

Il dit (en fait, cette personne c'est moi XD sauf pour l'aspect matériel où c'est pas trop ça ) :

Dans ma vie j'ai besoin de reconnaissance.

En ayant la reconnaissance, quel besoin est comblé ?

D'exister ! En existant, quel besoin est comblé ?

D'avoir un sens dans ma vie ! quel besoin est comblé en ayant un sens dans ma vie ?

J'ai une place ! quel besoin est comblé en ayant une place ?

Je suis en paix ! Comment je me sens en étant en paix?

Je suis serein ! Comment je me sens quand je suis serein ?

Je me sens vibrer et connecter à de belles sensations ! Quel besoin est comblé quand je connecte à la vibration et à ses sensations ?

De nourriture pour l'âme ! Qu'est cela lui apporte, m'apporte ?

Elle est reconnue car je prends soin d'elle et par là de moi ! Qu'est-ce que cela apporte ?

Une joie fine et intense à la fois ! Qu'est-ce qui est comblé par cette joie ?

De l'amour inconditionnel pour tout,c'est de l'énergie intense, pure et profonde ! Je me sens plein d'énergie, d'enthousiasme ! Quel besoin est comblé en touchant cela ?

Je suis vivant et touche à l'unicité de qui je suis et la pluralité de mes voix intérieures que j'accueille avec douceur et bienveillance.

Voyez comment cela est possible à tout instant de se connecter. Ce qui est intéressant ici c'est de voir que la personne comble TOUT ces besoins par une stratégie : "je fais pour être reconnu". Si c'est sur que si elle ne reçoit de reconnaissance tout le reste ne suit pas et c'est la tristesse profonde où je ne perçois plus le sens de rien car j'ai perdu la connexion à l'âme et la stratégie de survie que je mets en place ne peut me l'apporter. En effet, l'enfant face à une blessure a 3 solution : mourir, devenir dément, s'adapter. En s'adaptant, il se ferme à la vie et entre dans la survie. Dans l'exemple que je donne, c'est lié probablement à une blessure de reconnaissance : la personne n'a pas été reconnue inconditionnellement dans tout ce qui est nommé après : âme, joie, énergie, enthousiasme, douceur, bienveillance, vie et vivant ... à un moment donné, elle a exprimé tout cela de tout son coeur et cela n'a pas été reconnu. Alors elle se ferme et attend et cours après cette reconnaissance et tout ce qu'il y a derrière. La stratégie de survie est à honorer et reconnaître : c'est le moyen trouvé par l'enfant pour survivre. Il a fait du mieux qu'il a pu. Lâcher la stratégie de survie peut faire peur, angoisse (cette terreur qui est en moi souvent présente). Car en effet, juste avant de s'adapter, l'enfant a frôlé la mort et la démence. Passer de la survie à la vie, c'est repasser près de cela, c'est le frôler à nouveau ... le Balrog sort de la montagne et du puits profond !! Ca me rappelle Jung : "nous oublions que le meilleur est compensé par le pire" : en enterrant la vie, j'enterre le risque de devenir dément voire mort. Je suis dans la survie et quand même dans une certaine sécurité. Le tête sait que tout ira bien. En même temps, le corps, le moi résiste. L'âme elle appelle. C'est pour cela que cette traversée, cette réouverture demande un accompagnement dans l'amour inconditionnel ! Je n'ai pas besoin de me battre, de faire encore et toujours pour être reconnu. Je peux être reconnu sans souffrance, sans rien faire. Je peux choisir cela. Je peux exister avec la souffrance et non par la souffrance. Je peux être dans l'essence et sortir tous les avoirs intérieurs tous les trésors que j'ai en moi.

Remarquez aussi qu'il reçoit une reconnaissance profonde quand l'âme est nourrie qui est dans les niveaux profonds du puits. Cela veut dire qu'en trouvant une stratégie autre que (s'il le désire) la reconnaissance extérieure, il peut nourrir l'âme et se reconnaître intérieurement et il ne l'attend nécessairement de l'extérieur : il en est plus dépendant.
En même temps et là il est le paradoxe, pour me donner LA reconnaissance inconditionnelle, j'ai besoin de l'avoir reçue une fois dans ma vie et là est le rôle de la thérapie : être un miroir pour et de l'âme et donner à l'enfant, l'âme ce qu'elle n'a pas reçue pour en paix avec le moi, l'égo, la vie, les autres, tous les daimons et le monde et l'âme du monde. La blessure, de son coté, est présente. Je ne peux l'éradiquer et elle fait partie de la vie, de ma vie et de l'âme. Je ne peux guérir. Je peux lui donner un sens, la reconnaître, la recueillir et lui dire "tu es là, tu m'as servi pour survivre, je te remercie en même temps je désire exister autrement que par toi". Je change là le regard sur la blessure et la façon de l'aborder. Ainsi je ne guéris pas. Je ne souffre plus et en même temps la blessure est là ... c'est une réconciliation des opposés et c'est là que la pierre alchimique apparaît : la blessure donne de l'or, son or. Je veux en effet par compensation développer une faculté à reconnaître facilement moi-même et les autres si j'ai choisi d'apprendre d'elle car en effet je développe à partir de l'intérieur, de l'inconscient ce que je n'ai pas reçu ... je construis cette sécurité intérieure, cette reconnaissance. Une fois rempli et nourri en profondeur à la source et brûlé par le feu de l'Eros, je vais être au service de tous: être soi pour être au service de tous ... Je donc vais me reconnaître, reconnaître facilement voir facilement. J'ai la vision, j'ai un feu équilibré qui n'exige pas et n'incendie plus par l'exigence. La blessure est ainsi un poison et un remède. C'est la façon dont je l'accueille, la façon dont je la gère, lui parle, suis en relation avec elle qui va jouer. La blessure ne m'est pas arrivée par hasard. Sans elle, je ne serai pas où je suis : je ne pourrai aimer inconditionnellement et mettre l'égo au service de l'âme. Cela fait partie de mon caractère et c'est lui mon destin. Il y arrive un moment où je bénis et j'ai de la gratitude pour la blessure (qui n'est pas la souffrance!). En ayant de la reconnaissance, je comble le besoin le plus profond que j'ai en moi : aimer ... aimer la vie, s'aimer ... aimer ce qui est ... aimer l'autre ... le vivant et l'âme ...


Pour les besoins ci-dessus, la personne peut développer une stratégie, 2 stratégies, 234433044 stratégies, ... pour chacun d'eux qui peut être unique ou multiple. Elle peut se mettre après avoir pris soin de la blessure à mettre en place d'autres stratégies pour se sentir vibrer ainsi que l'âme autrement que par la reconnaissance extérieure ...

Cela demande plonger dans le puits ... dans ce trou au fond ... qui vient, plonge avec moi ?
# Posté le lundi 15 septembre 2008 17:45
Modifié le lundi 15 septembre 2008 18:03

Parler avec l'ombre /Lutter avec l'ombre ...

Mercutio et Thibalt sont l'égo identifié à son histoire qui refuse de voir sa totalité, de l'accueillir. Une ombre alors se constelle et se projette sur l'autre. En voulant tuer l'ombre(=l'autre), ils refusent d'accueillir leur totalité. Tout ce qu'ils se disent, ils se le disent à eux-mêmes car je ne vois en l'autre que ce que j'ai en moi-même.
Roméo est l'Eros avec l'âme (Juliette) qui vient tenter de réconcilier les opposés ... en donnant du sens en invitant au dialogue, à l'amour ... Ils refusent et l'un des 2 meurt assassiné ... ils voient la vie comme une guerre ... ce qui n'est que le reflet de leur guerre intérieur ... de même, ils littéralisent : "la vie n'est pas un théâtre".

Où dans votre vie êtes vous en guerre et avec qui ? N'est-ce pas comme si vous étiez en guerre contre une partie de vous-même que l'autre répresente ? L'invitation est d'écouter ce qui réveille cette haine ... qui est une passion, qui n'est pas le contraire, qui est de l'amour à l'envers (le contraire de l'amour, c'est l'indifférence consciente)



MERCUTIO:
Tybalt, Tybalt, tu vas mourir
Tybalt, Tybalt, fini de rire
Tu n'es qu'un fat, non, tu es pire
Ton âme boite mais toi tu crois courir
Le son de ta voix ta façon de marcher
Tout, tout en toi me donne la nausée
Tybalt, Tybalt, je vais te tuer

TYBALT:
Mercutio, regarde-toi
Tu as de l'esprit mais tu n'as que ça
Tu n'es qu'un bouffon un poète raté
Et quand j'entends ton nom
Je me bouche le nez maintenant c'est terminé
Depuis notre enfance je n'ai qu'une idée
Enfin ma patience va être récompensée
Mercutio, je vais te tuer

ROMÉO:
Arrêtez, vous êtes fous, vous n'avez pas le droit
En vous tuant, vous tuerez nos idées et nos lois
Arrêtez

CHOEURS:
Vivre on veut tous vivre
Sans se haïr sans en mourir
Vivre et se parler se respecter et même s'aimer
Libres on est tous libres de ne pas suivre de refuser

ROMÉO:
Pour ceux qui vous aiment, vos mères, vos femmes
Oubliez la haine, rangez vos armes
Vivre et boire à la chance
Ivres mais pas de vengeance

CHOEURS:
Vivre on veut tous vivre
Sans se haïr sans en mourir
Vivre et se parler, se respecter et même s'aimer

ROMÉO:
Arrêtez, vous êtes fous, vous n'avez pas le droit, non
La mort attend son heure attendez la vôtre
Ne faites pas l'erreur, ne faites pas la faute
Vivre pour se comprendre vivre et vieillir ensemble, oh, oh, oh,...

MERCUTIO:
Il me hait tant, y'a si longtemps, non, Roméo
Sa grâce c'est trop, c'est comme un chien qui a la rage
Un lâche qui croit en son courage

TYBALT:
Qu'est-ce que tu crois, tu n'es pas roi, non
Tu es comme nous même pire que nous
Te voilà plein d'amour et tu pisses la tendresse
tu es comme les vautours qui attendent la faiblesse
Vivre, vivre c'est se battre, la vie n'est pas un théâtre

CHOEURS:
Vivre, libre...
Vivre, on veut tous vivre
Sans se haïr, sans en mourir
Vivre et se parler, se respecter et même s'aimer...
Vivre...
# Posté le lundi 15 septembre 2008 12:32

Littéralisme : tout prendre au pied de la lettre ...

Littéralisme : tout prendre au pied de la lettre ...
Ces propos sont de Philip Harpur, traduits par Kundry (http://ys.typepad.fr/inner_world/). Je me sens appelé à mettre ce passage ici. Appelé à inviter à nous voir comme multiple. Si je regarde la vie (et ma vie!) à partir de moi uniquement, je la regarde littéralement. Si je la regarde COMME un magicien, j'y verrai toute sa magie ... si je le regarde COMME un amoureux, je verrai à l'amour qui la transporte ...le tout à mon sens est d'avoir une vision, une approche et une conscience multiple ...Ainsi avant de parler du littéralisme, je parlerai de l'égo (identification à une part de l'Esprit, à une part du discours que j'ai sur moi-même les autres et la vie) :

Toutefois, elle existe et peut être aussi percue comme un ego, dans le
sens qu'elle nous confère une idendité et une individualité. Elle nous
permet, c'est à dire - comme l'ego rationnel - de dire "je". Mais c'est
un ego, non de conscience, mais de l'inconscient; non un ego éveillé,
mais un rêve-ego; non un ego rationnel, mais un ego irrationel. Je
l'appelerai l'ego daimonique.
Comme l'ego rationnel, il a un corps - non un corps physique mais un
rêve-corps, un corps "subtil" comme celui que nous imaginons pour les
daimons, un corps astral comme certaines doctrines esotériques disent:
bref, un corps daimonique.

La combinaison de l'ego rationnel et du corps physique n'est pas directement analogue au rêve-ego et corps daimonique parce que ces derniers ne sont pas, à strictement parler, ressentis comme séparés. Le corps daimonique reflète immédiatement l'ego daimonique,
et vice-versa. C'est un corps imaginatif, une image, comme nous le
connaissons dans les rêves, lorsqu'il peut porter tous les habits qu'il
veut et peut même changer completement sa forme. Soudainement, il peut
passer d'une position où il observe une personne à celle de devenir
cette personne - c'est à dire qu'il incarne la manière dont l'ego daimonique
change son point de vue, regardant à travers les yeux d'une personne
qu'il etait en train d'observer juste avant, ou ressentant les émotions
d'une personne que lui-même provoqua auparavant.

Ainsi, c'est le corps-ego daimonique, pour ainsi dire, qui est "l'âme" pouvant être "perdue", l'âme qui, chez
le chamane, entreprend les voyages dans l'Autre Monde. C'est elle qui
part lors d'expériences de sorties du corps ou lors de ces expériences
en vogue, les "expériences proches de la mort", lorsque typiquement,
nous "mourrons" sur la table d'opération , seulement pour découvrir que
nous flottons au dessus de notre corps, pouvant observer ce qu'il se
passe et entendre ce que les chirurgiens disent (ils sont stupéfaits
lorsque rétablis, nous leur répétons leurs paroles). C'est cette âme,
aussi, qui devient visible lorsque nos doppelgänger (doubles)
apparaissent mystérieusement. C'est cette âme qui, chez les mystiques
chrétiens, monte vers le Dieu Père, déclenchant le débat qui pose la
question de savoir si l'âme demeure intacte durant l'union mystique
(dans le sens d'identité), ou si finallement, elle est dissoute, ou
absorbée par Dieu.

Les egos daimonique et rationnel ne sont pas aussi séparés que, par soucis de commodité, je
les ai dépeints. Ils coulent en permanence l'un dans l'autre,
tout-à-fait comme nos vie éveillée et vie rêvée s'influencent l'une et
l'autre. L'ego daimonique peut à tout moment déposséder l'ego rationnel de sa conscience comme
lorsque, par exemple, nous sommes absorbés dans une activité
imaginative ou lorsque nous sommes saisis par une expérience
visionnaire. Inversement, l'ego rationnel peut altérer le daimonique,
transposant dans les rêves et visions les attitudes "éveillées" qui
sont totalement inappropriées dans le monde crépusculaire des daimons.
Naturellement, l'ego rationnel est souvent effrayé par les images
irrationnelles qu'il y rencontre. Il essaye de s'enfuir - seulement
pour découvrir qu'il ne peut bouger, parce que de telles actions
littéralement musculaires n'ont aucun pouvoir de déplacer le corps daimonique.

Similairement,lorsque nous nous réveillons la nuit, comme il arrive souvent aux personnes
enlevées par les extra-terrestres, pour trouver des "extra-terrestres"
dans la chambre, nous ne pouvons pas bouger parce que nos corps
physiques sont endormis et seul l'ego rationnel est éveillé. En fait,
devrais-je dire, seul l'ego daimonique "veille"; mais, puisque nous ne le reconnaissons ni ne le comprenons,
nous imaginons que c'est l'ego rationnel- ce dernier etant tellement
robuste, tellement intransigeant qu'il impose son point de vue
rationnel sur l'ego daimonique afin que nous en venions à croire que les évènements nocturnes se
déroulent littéralement. Le fait que nous semblions nous réveiller dans
nos chambres est une métaphore pour cette activité littéralisante de
l'ego rationnel; car, en fait, nous nous réveillons dans la dimension daimonique
sur laquelle l'image de notre chambre familière, diurne et
"rationnelle" est imposée. Lorsque les extra-terrestres, s'introduisent
dans cette image du coté daimonique, font "flotter" notre corps jusque dans leur "engin spatial", ce n'est pas seulement le corps daimonique quittant le corps physique, mais aussi l'ego daimonique qui quitte l'image de la chambre littérale pour entrer dans l'espace proprement daimonique,
où il est pressé d'abandonner son point de vue rationnel et
littéralisant. Mais, ceci, précisément, est l'initiation :
L'intimidation et finallement le démantèlement du point de vue
rationnel par le monde étranger daimonique afin d'installer son propre ego daimonique.

Il devrait maintenant devenir apparent que la division que j'ai tracée
entre les deux sortes d'egos n'est qu'une facon de parler. En réalité,
il y a un seul ego, mais avec deux perspectives: l'ego éveilé,
conscient, rationnel, littéralisant est simplement un autre aspect de
l'ego rêvant, inconscient, irrationnel, daimonique, comme si tous deux etaient deux faces d'une même pièce de monnaie. Mais l'ego daimonique
changeant de forme peut assumer d'innombrables perspectives
différentes, toutes plus ou moins daimoniques, tous les membres de la
même "famille", comme les héros de la mythologie grecque. Seul l'ego
rationnel promeut sa propre et unique perspective littéralistique comme
seule perspective en niant - démonisant - simultanément toutes les
autres.


Litéralisme comme idolâtrie

Nous pouvons aussi nous demander, par dessus tout peut-être, pour quelle raison un évènement daimonique
se manifeste aussi concretement. Les Crop Circles sont tellement "là"
que nous avons bien du mal à croire qu'ils soient daimoniques - jusqu'à
ce que nous cherchions une cause profonde : animaux, hélicoptères,
canulars, Ovnis, tourbillons, énergies telluriques... aucun d'eux ne
sont là lorsque nous en avons besoin. Et néanmoins nous sentons qu'ils
"doivent" être là, juste comme nous sentons qu'un engin spacial doit
être là lorsque nous trouvons des "traces d'atterissage" apres
l'apparition d'un ovni, ou que des yetis sont là lorsque nous trouvons
leurs empreintes dans la neige. Leur signature daimonique insiste sur la réalité de leurs auteurs, mais nous découvrons que la réalité est paradoxale, métaphorique, poétique, symbolique, mythique. Elle est daimonique, non littérale.

Le litéralisme assez simplement présente le plus gros obstacle à notre
compréhension des apparitions et visions. C'est spécialement flagrant
lorsque l'apparition en question est quelque chose d'aussi physique
qu'un crop circle. Mais pour attribuer à tout ce qui est physique une
seule réalité littérale est une folie à laquelle notre époque est particulierement
encline. En fait, rien de physique n'est seulement littéral.
L'imagination transfigure tout; l'Âme est transparente à tout; "tout ce
qui vit est sacré". Si nous cultivons la "double vision", voyons à
travers les yeux au lieu de seulement voir avec,chaque objet détient
une intelligence brillante.

Le littéralisme mène à l'idolâtrie.

L'idolâtrie signifie traditionnellement le culte de fausses images,
mais elle est en fait le faux culte des images (il n'y a pas de fausses
images). Traiter nos images comme des idées, des croyances,des théories
de causalité comme une fin plutôt qu'un moyen, comme absolus plutôt que
relatifs, c'est se laisser pétrifier par le caractère litéral et
obstruer le jeu libre de l'Imagination qui est essentiel pour la santé
de l'Âme. Nous devenons dogmatiques, et même fanatiques. Nous devenons
"intégristes" - les chrétiens qui traitent les mythes bibliques et
vérités spirituelles comme des faits historiques et instructions
littérales; les ufologues qui insistent sur l'existence littérale
d'extra-terrestres venant d'autres planètes; les matérialistes qui
croient en la seule réalité de la matière; les cryptozoologues qui croient que les monstres des
lacs sont des créatures littérales; les scientifiques qui croient en la
vérité litérale de leurs paradigmes et hypothèses. Tous ces gens se
rejoignent dans le préjudice porté au daimonique.

Ce n'est pas à notre honneur que les daimons, afin d'attirer l'attention sur leur réalité
se voient contraints de devenir physiques et fixes, comme les crop
circles. En tournant en mascarade - en parodiant - des faits littéraux,
ils répondent à notre exigence moderne d'effets quantifiables sans
lesquels tout le reste est jugé illusoire. En d'autres mots, leur
manière de présenter leur propre réalité mythique, métaphorique, est d'apparaître non comme littéraux, mais "comme si" ils étaient littéraux.
# Posté le lundi 15 septembre 2008 11:49

Gratitude !

Gratitude !
De par l'organisation de l'atelier de Cnv à Tournai, je suis, ce soir, dans la joie, l'extase d'avoir contribué à ce que des gens touchent des choses profondes, touchent l'âme ... il y a 2 jours c'était des inconnus ... maintenant ce sont des ami(e)s XD
# Posté le dimanche 14 septembre 2008 15:11