Si maintenant tu bouges et vient à ma place, si tu prends de la distance, tu la verras et tu sauras qu'elle est là et tu sauras où elle est : tu augmentes l'air et tu diminues l'élément en trop.
Donc quand tu ne sais pas quelque chose sur toi-même, sur ce qu'il se passe, sur comment faire (peu d'air), je vous invite à parler de vous en "il" pour prendre cette distance, pour voir clair et savoir en bref pour discerner.
Exemple :"je suis triste mais je sais pas pour quoi" -> se dire "Quel est le besoin non qui fait qu'il est triste ?" ou "pourquoi il est triste ?" Parfois se lever de sa chaise aide énormément car quand le corps bouge, le mental bouge aussi : je change de perspective et je sors de ce par quoi je suis impliqué (émotion, action, idéal).
Ainsi (et c'est un exemple concret et véridique), je bouge de ma chaise car je suis effondré, je pleure et je ne sais pas pour quoi. Je me mets derrière et je me regarde "Alex, il est triste car il ... veut qqchose de doux mais il ne sait pas quoi !" (l'émotion s'évacue un peu) ...Si je ne sais toujours pas, je recule encore et je prends avec le corps encore plus de distance. Je vois la situation alors dans l'ensemble. Avec ce recul, j'ai un effet miroir. Mon regard change : je ne regarde pas directement : je ne suis pas pétrifié comme le fait Méduse. Je suis comme Persée : je vois indirectement par ré-flexion (miroir), je suis distancié, j'ai une autre perspective (je regarde en arrière) et je ne suis plus impliqué (=pas pétrifié par ce qu'il se passe". Me vient alors :"Alex est triste car il veut être aimé tel qu'il est "
Cela a été TRES puissant l'ayant vécu moi même alors que j'ai fondu en larmes et ne savait pour quoi (2ème exemple). J'ai été initié à ce processus et cela est très puissant avec les personnes qui ne savent pas ou alors qui sont impliqués intensément, qui dépriment bref qui ont un excès d'ideaux (de feu), d'action (de terre), d'émotions (d'eau).
Quand quelqu'un reçoit un coup, je bouillonne intérieurement et pourtant ce sont les larmes qui viennent. J'ai eu le cas dans une cours de récré. Un collège a secoué un élève devant moi un élève. Je n'ai pas agi : j'étais pétrifié !!!!
Le processus Persée s'est appliqué : suite à ces faits, je déprimais sans savoir pour quoi. Avec ce recul, j'ai compris que je déprimais car je comprimais ma colère et ne l'exprimais et la retournais contre moi par des jugements et de la culpabilisation.
J'ai compris que j'ai besoin d'exprimer (héhé ... je ne dé-prime plus) ma colère pour retoucher à l'élan vital ... le tout était de venir à comprendre pour quoi je l'exprimais pas. Il s'avère qu'en étant en colère, j'étais puni voire frappé. Par contre, avec la tristesse, cela passait : c'est accepté. Ainsi mon petit garçon s'est adapté et a survécu. Donc quand j'étais en colère, je pleurais. J'ai aussi vécu l'expérience où je pétais un plomb et frappais. J'ai eu peur de ma colère. J'ai donc eu besoin d'apprendre à être en colère sans violence. Je l'ai discerné par la prise de distance de la violence. J'ai aussi eu un modèle de gens autour de moi qui n'exprimait leur colère (besoin) que par la violence (stratégie). J'avais donc besoin d'être initié (il me manquait de l'air pour maîtriser la colère). Je l'ai reçu dans les différentes initiations. Aujourd'hui par le processus Persée, j'ai compris tout cela. Il m'a aidé et c'est moi qui ai compris. Tel Persée j'ai pu tranché ... j'ai pu aller trouver ce collègue après cette exploration (pour cela j'ai clarifié l'intention, l'ombre, le sens, j'ai discerné, j'ai dialogué avec l'ombre, processus Percée ...) et lui dire "Je refuse qu'un tel acte soit posé dans une école, je suis mal à l'aise : je te propose de trouver un moyen différent. Sache que si ça se reproduit, j'agirai." J'ai pu lui dire. Je me suis senti vivant et puissant en lui disant tout en étant connecté. Je n'étais plus de pierre, piétrifié ... l'effroi était dépassé car j'ai vu la projection, elle s'est retirée (en fait il a refait l'acte et je n'ai plus senti du tout la tristesse : j'ai senti une "colère scorpion" froide, glacée, contenue : j'en avais parlé à mes thérapeutes longuement et j'ai compris, en voyant l'absence de tristesse, alors que la projection avait été retirée par l'inconscient : je me revoyais être battu, je me revoyais battre et ce sont ces images qui sont Méduse qui pétrifie. La tête a été coupée et j'ai pu agir concrètement. J'en suis fier et heureux d'avoir contribué à cela : être en paix avec lui, moi, l'âme, ce petit garçon et la vie ...
Pégase se libère dans la mythe après que Méduse soit coupée ... et la tête revient sur le bouclier : je sais ce qui me pétrifie et cela devient mon bouclier, une protection ... le poison est le remède ... je détiens alors une gnose ... tout cadeau des dieux est une gnose ...



