Je suis face à toi Ô Vénus, je t'ai rencontrée à travers toutes ces femmes et je t'aime et je te hais ...
J'ai vécu avec elles plein de choses ... et tu me trahis à chaque fois et moi je t'aime encore ... tu me trahis car tu es libre ... de vivre et d'amour ... tu es le cyclone ... tu es celle qui met les masques ... tu es la laide et la belle, l'envoutante et l'envoutée ... Peu importe ce qui est vécu avec elles quand le soleil aura trop brûlé, que ça aura été haut .. Icare tombe et tout se brise ... les promesses de la sirène que tu es n'auront été qu' illusion, séduction, délice et en fin de compte initiation ... et tout cela est vrai aussi paradoxal que cela puisse être et vaut la peine d'être vécu .. même si ce n'est qu'illusion, chant sirénique ...monter, jouir, s'exalter de ses chants, brûler, retomber, déprimer, mourir et renaître ... voilà ce que je fais depuis que je te connais ... ma passion, mon amour, ma lucidité, ma conscience, ma spiritualité, ma ferveur, mon dévouement, mon service, ma patience, ma persévérance, mon espoir qui meurt et nait sans sont des cadeaux des dieux que je reçois avec bénédiction car je vis plein de belles choses et en même temps, quelque part ils me maudissent car ils reprennent non tous les dons mais les moments de grâce que les dons me permettent de vivre de peur que leurs places soient volés ... Mon père, mon spiritus rector est là dans l'invisible et je suis seul maintenant face à toi ... il est le fils de l'âme qui est orpheline ... c'est moi qui pleure pour elle ... Mardi, je porterai la lumière et la transmettrai pour mettre la vie dans la mort et en même temps je veux mourir avec lui car lui seul m'a aimé tel que je suis ... lui seul a vu mon âge (lapsus : âme =D) et est resté, est reste encore d'une façon ou d'une autre ... toutes et tous les autres sont partis ...
Certains se brûlent en 1petite semaine, d'autres c'est en années, moi c'est de l'ordre du jour ... là est le poison du don, l'amour vrai est maudit car il vient et passe, car il est libre et ne veut pas contrôler ... il aime et laisse venir ou partir ... Quand sera-t-il vieillard ? Quand va-t-il commencer à durer et rester ? C'est de plus en plus vite, haut et fort et la chute est tout autant vertigineuse ... ma passion me tue et m'achève tant qu'elle me fait vivre, naître et renaître ... au plus j'aime, au plus je meurs, au plus j'ai envie de partir le rejoindre ... Le désespoir est mien tout comme l'espoir qu'un jour, elle restera, libre, que l'idéal de liberté entre elle et moi s'incarnera, se vivra, se partagera, espoir que l'amour sera et durera ... et c'est parce que cet espoir est là que je décide de rester ...