ELOGE DE L EXCES

ELOGE DE L EXCES
II. CREATIVITE PSYCHOLOGIQUE ET REMYTHOLOGISATION DU MONDE

Introduction : La créativité psychologique : un postulat initial

Le postulat qui sous-tend ma réflexion et mes recherches personnelles depuis plus de quinze ans, et dont je n'ai tout à fait pris conscience qu'en lisant James HILLMAN[1], est qu'il existe bien une créativité psychologique, qui serait le but même de la vie, ce qui donnerait sens à notre vie.

Cette créativité psychologique, nous devons la maintenir en vie comme un feu vacillant, comme une plante, au rythme changeant et ininterrompu de nos états d'âme, de nos joies et de nos difficultés, dans une confrontation permanente[2] avec les archétypes qui cherchent continuellement à s'incarner en nous, et ce, sans en exclure aucun : le Puer, le Senex, Pan, Dionysos, La Puella, Aphrodite, Marie, Narcisse, etc.



DIALOGUER AUSSI AVEC LES FIGURES DE L'EXCES. DIONYSOS : ENERGIE PSYCHIQUE ET CREATIVITE ARCHETYPIQUE

Il revient notamment à chacun d'entre nous de dialoguer et de pactiser avec les figures de l'excès, sous leur forme sexuelle et autres, ces figures s'incarnant, entre autres, en Dionysos, Dieu de l'excès, de l'ubris et d'une certaine forme de « folie ».

Dialoguer avec les figures de l'excès, avec l'ubris grecque, ne signifie pas les étouffer, les détruire par la racine, sous prétexte qu'elles réveillent en nous une crainte bien compréhensible. « Dépasser la terreur » que ces forces réveillent en nous (terreur dont JUNG dit qu'elle le saisit, lorsqu'il commença à « s'expliquer » avec l'inconscient), ce n'est pas juguler la terreur par des moyens et des subterfuges divers, dont les plus banals sont la manie des collections : capsules de champagne, livres, femmes, argent, diplômes, succès, divertissement pascalien ou besoin effréné de consommation, de fureur et de bruit !

« Dépasser la terreur », vaincre l'angoisse, c'est probablement la traverser, l'affronter avec un mélange de prudence, de détermination et de courage, avec l'aide éventuelle d'un analyste, homme ou femme, qui a déjà fait le chemin et peut nous servir de guide.

L'éducation « patriarcale » d'hier (tout comme celle d'aujourd'hui ?) n'apprenait pas au « fils » à « faire avec » la terreur que suscitent en nous l'excès, le mystère et toutes les formes du numineux. Souvenir plaisant : il était notamment interdit aux enfants de parler à table et parfois de jouer dans la rue : formes bien bénignes de « l'excès » ! Aussi, peut-on aisément imaginer que l'éduqué n'apprenait pas à dialoguer avec les autres formes de l'excès : les véritables, les effrayantes, celles qui l'habitaient, de façon toute naturelle.

Ces figures étaient étouffées et pouvaient (mais faut-il parler seulement au passé ?) resurgir de façon souterraine, réveillant sournoisement l'angoisse sous des formes diverses. Les pères privilégiant l'autorité ou l'autoritarisme, plutôt que l'accompagnement, où le guide donne l'exemple et sert de « modèle », de façon à la fois discrète, vivante et concrète (au lieu d'ériger en règle pour autrui des attitudes “idéales”, comme ces anciens pères qui se montraient parfois eux-mêmes incapables de les incarner dans la vie de tous les jours), ces pères abusifs, donc, et situés dans la toute puissance, n'apprenaient pas à leurs fils à dialoguer avec l'angoisse. N'ayant probablement pas dépassé eux-mêmes la terreur (faute de père ou d'image de père), ils ne pouvaient apprendre qu'à tuer, étouffer ou faire taire autoritairement et provisoirement l'angoisse, au lieu d'apprendre à la connaître, l'apprivoiser et « l'aimer ». Refusant de reconnaître leur propre angoisse (par peur de ne pas pouvoir en venir à bout ?), peut-être l'inoculaient-ils ou la projetaient-ils sur leurs fils ? bonne façon de s'en débarrasser, au moins provisoirement, car l'expérience montre que l'on est toujours rattrapé, tôt ou tard, par son passé et par ses conflits restés sans début de solution.

L'excès, certes potentiellement dangereux, est aussi une figure positive, un bien et une force de la vie, et lorsque l'éducation parvient à totalement étouffer l'excès chez l'éduqué, elle fait généralement de ce dernier un être pusillanime, craignant l'autorité (les chefs, l'inspecteur, les responsabilités, etc.) et toutes les formes de débordement, à commencer par ces formes bénignes et dérisoires que sont le bavardage en classe, le fait de parler à table et la recherche du plaisir sensuel.

Cette éducation “patriarcale” jette le bébé avec l'eau du bain, pourrait-on dire, en pastichant cette expression populaire. Se proposant de tuer l'excès, faute de pouvoir le maîtriser et le théâtraliser, elle tue aussi la révolte légitime, l'ensauvagement, la vie, la vitalité et la santé psychique.

Des phénomènes comme le hooliganisme, la violence dans les stades et dans la cité, sont peut-être à considérer, au moins en partie (car il y a toujours un faisceau de causes, sociales, psychologiques, économiques, expliquant toute attitude et tout phénomène) comme un juste retour du refoulé, tout comme le phénomène de l'« émigration » peut, lui aussi, dans une certaine mesure, être analysé sous cet angle. Une société qui interdit tout débordement, qui intronise le politiquement correct, qui interdit aux garçons de se battre dans la cour de récréation, dans une école où les professeurs-femmes sont sur-représentées, c'est une société qui génère certaines formes nouvelles de violences, à moins que les éduqués ne retournent cette violence contre eux-mêmes et ne se suicident (les chiffres du suicide d'adolescents en France ne cessent d'augmenter) pour de bon, ou sous des formes plus ou moins masquées.

Entendons-nous bien. Il ne s'agit pas d'installer l'anarchie, au nom du principe soixante-huitard et infantile, qui veut qu'« il est interdit d'interdire » et que chacun a le « droit » de vivre toutes ses pulsions jusqu'au bout, sans nulle entrave et sans nul égard pour autrui. Toute éducation requiert l'imposition de limites ! Mais une éducation véritable devrait nous apprendre à gérer l'excès et la force anarchique des pulsions, au lieu de les tuer dans l'œuf, de manière prématurée et destructrice. Au lieu d'imposer autoritairement, de l'extérieur, des limites souvent perçues comme arbitraires, l'éducation « idéale » devrait apprendre à l'éduqué à intérioriser l'ordre, chacun se posant lui-même les limites dont il a besoin pour garder son équilibre (sans nuire aux autres) car nous n'avons pas tous besoin des même limites ! Il faudrait individualiser l'apprentissage ou l'éducation aux limites, au lieu de recourir à un dressage prétendument valable pour tous, sans distinction. L'éducation devrait nous apprendre à affronter les figures de l'excès, à dialoguer avec les archétypes dionysiaques, au lieu de leur dénier toute existence et toute valeur, au nom de la peur qu'ils font naître en nous : Dionysos est un Dieu porteur d'énergie et de créativité qui peut contrebalancer la figure pâlotte ou apollinienne du Christ[3], pour ne prendre qu'un exemple tiré de notre culture.


http://jeandaniel.rohart.free.fr/jung.html
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# Posté le lundi 06 avril 2009 15:23

Illumination par la danse !


Hier, je suis sorti en soirée. Je me suis laissé faire par Dionysos qui est le maître de ces soirées : je me suis déhanché comme une danseuse brésilienne, un danseur tribal, un derviche, ... sur de la techno et que c'était bon, vivant, énergétisant. J'ai bien vu l'effet qu'a tout le travail psychothérapeutique sur moi : j'avais une honte pas possible de danser, j'étais inhibé, castré, coupé. Depuis que je danse seul chez moi sur les tambours, depuis que j'ai dansé en juillet dernier, je me donne cette permission et je comprends vraiment que la vraie permission est autant dans la parole QUE dans l'acte, que dans le fait d'imaginer, que dans le fait de s'abandonner, que dans le fait de vivre dans et par la matière (et c'est là son sens : elle permet de vivre les choses). Toutes mes ex sans exceptions ont jugé ma façon de danser, de chanter : "tu danses comme une fille, tapette, t'es ridicule, débile, ..." Gwendoline, tu m'as accueilli, tu ne m'as pas jugé, tu as dansé avec moi, ... tu m'as offert un cadeau sans le savoir ... et je suis rempli de gratitude ! Je t'aime et j'aime qui tu es, j'aime ta danse et la danse !
Ce qui apparaît c'est que la honte montre que l'élan est puissant ... autant que l'interdit qui met la honte (elle n'est donc pas à jeter, elle me montre un besoin profond qui demande à être nourri et qui a été interdit, elle montre la porte de ce qui peut être libéré) :Je peux danser et entrer en transe comme un chaman si je me laisse faire ... surtout si un tambour est là ! Au fond, je pense qu'elles ont senti que je pouvais déployer une puissance par la danse. Je leur ai donné une puissance qui est la mienne et me posait en victime. La puissance que je donnais c'est de choisir pour moi qui j'étais quand je dansais : je m'identifiais à leurs jugements sur ma façon de penser. Ce qu'elles disent est juste, j'y crois. La victime chez moi attend que les femmes me permettent de danser, me donnent cette puissance, me la rendent. Maintenant, je la lâche : je vais la chercher ! Je me donne cette permission en acte, en parole, en pensée, en imagination. La danse me permet de toucher une puissance, une jouissance extatique, un état de transe où je deviens comme le Feu et l'Amour. Je suis capable de danser sans m'arrêter pendant des heures. C'est quand je m'arrête de danser que la fatigue vient. C'est comme si j'étais relié à toutes les énergies et qu'elle était inépuisable.
La danse est pour le moment surtout extérieur. J'apprends à contenir, à garder le mouvement à l'intérieur pour danser à l'intérieur au boulot, quand j'écris, je pense, me promène. Le mouvement physique continue de vivre à l'intérieur comme le son dans le silence.
Quand je danse, je suis maintenant vis, vivant, connecté, réconcilié, jouissant, comme le Feu, comme l'Amour, en mouvement.
Je me ris et danse devant le Tyran, le Mal. C'est moi qui ricane maintenant ! Le plus loin que je me souvienne : j'avais 7 ans à une fête d'anniversaire où j'étais montré du doigt. Sur la techno, je me suis mis à faire daimoniquement et spontanément toutes les grimaces qui me venaient. Je vous invite à essayer : à chaque "boum" répétitif en arrière fond, faites une grimace spontanément, faites en plein d'affiliée, voyez l'énergie qui vient, essayer devant un miroir ...
Essayer sur la musique qui est ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=96h-0kSYBaI&feature=related

Quand je danse là dessus, je vois plein de daimons dansés dans un désordre le plus complet et se transformer sans cesse. Idem pour les animaux. En même temps certaines chorégraphies apparaissent ... cette musique est très feu, elles brûlent ... Eros est sur les platines ^^
Je love Scooter, toutes ces voix, ces cris de sauvage, ces chants, ces extases dans ces "héééé" sourds et graves, ces ricanements, ce "hé" qui dit "VASSSSSSSSSSS Y", ces "HAAAAAAAAAA" qui sont des plongeons dans l'inconnu, la Vie ! "



CECI FAIT ECHO A CELA :

Dans mon métier et ma vie, je vois tellement à quel point la joie et contagieuse et éclairante ! J'imagine que ce prêtre intelligent et généreux ne voulait pas, sans doute très inconsciemment, être suspect de simplisme ou d'égoïsme. Ne sommes-nous pas souvent comme ce prêtre-là à cacher notre vraie joie et à mettre notre lampe sous les fagots, par peur du regard de l'autre ?
Regardez-vous rire : riez-vous autant aux éclats que vous aimeriez oser ? Regardez-vous danser : dansez-vous librement , avec autant d'abandon et de fantaisie, que ce que vous aimeriez oser ? Regardez-vous marcher dans la rue, croiser les gens et regarder les choses : laissez-vous paraître le grand bonheur qui vous habite quand il vous habite?
Dansez donc la prochaine fois en folie ou en fou de joie (différence avec démence : ICI! et ICI !), riez à gorge déployée, regardez les choses et les gens avec le sourire et tendresse. Bien sûr, vous aurez à dépasser l'inconfort d'être dévisagé comme si vous étiez "mort ivre", "shooté" aux amphétamines ou à l'ecstacy ou tout droit sorti d'une secte, asile ...
En tout cas, moi j'adore danser. Je me souviens d'ailleurs d'une fête. Il y a + de 15 ans où je me suis joyeusement éclaté sur la piste de danse. Des amis bienveillants sont venus me dire que je ferais mieux de boire car j'avais une longue route à faire pour rentrer chez moi. Mais ayant pris des antibiotiques pour juguler une sinusite et craignant justement l'assoupissement au volant, je n'avais pas bu un seul verre de vin ni d'alcool ce soir-là. J'ai compris qu'être heureux et le montrer intensément, c'était suspect.
La joie intense ferait-elle peur ? Chamaillez-vous par exemple dans la rue à hautes voix et à grands gestes; bagarrez-vous même et vous verrez que la majorité des passants s'écarteront sans vous voir. Une bagarre, c'est normal ! Maintenant embrassez-vous éperdument ou faites-vous longuement des câlins sur un banc public et vous bénéficierez de regards outrés si ce n'est de remarques désapprobatrices ou même d'une invitation à circuler de la part des gardiens de la paix... Du bonheur, c'est choquant !
Parlez de vos conflits, tracas, maladies, échecs, choses inexorables et sans espoir, et on vous écoutera avec sérieux. Parlez de votre joie, amour pour tout ce qui est vivant, de votre confiance croissante en la vie et de votre joie profonde, et on vous croira membre d'une secte, irresponsable, égoïste, inconscient des enjeux de la vie ! Je parle bien d'expériences vécues.
Vous pouvez constater là des manifestations de la loi de l'homostasie (tout système tend à sa propre perpétuation (Cronos)) : ces attitudes ne sont pas contre vous, elles sont simplement l'expression de ce que le système a peur du changement (misonéisme) et se cramponne à la continuité. Rappelez-vous seulement, pour vous donner de l'empathie, que vous n'êtes pas là pour confirmer le système dans ses certitudes

http://clidre.skyrock.com/2099732629-Faut-etre-heureux-vue-que-y-a-pire-ailleurs-exigence-du-bonheur-T-es.html
# Posté le dimanche 05 avril 2009 16:26
Modifié le lundi 06 avril 2009 02:24

Imaginer et sentir !

Imaginer et sentir !


Sentir le monde et l'imaginer ne sont pas divisants dans une réponse aesthétique qui vient du coeur. C'est le cas de nos psychologies actuelles dérivées des scolastiques, cartésiens et des empiristes anglais. Leurs concepts permettent le meurtre du monde de l'âme en enlevant l'activité naturel du coeur dans des faits sensibles (...) laissant l'image sans corps et le corps sans images (...). Mais le coeur perçoit le sensitif et l'imaginatif. Pour sentir la sensation qui pénètre, la condition est d'imaginer et pour imaginer efficacement, la condition est de sentir. James Hillman


Donc pour imaginer un ours, il s'agir de le sentir, sentir son énergie, toucher, regarder, vibrer, j'ai envie de dire vivre avec !!! Cela demande d'être dans le monde et de quitter les livres, l'oratoire, le complexe de Peter Pan qui reste dans l'image sans sentir l'extérieur, sans rencontrer le monde. Pour sentir l'ours en soi et dans le monde, vibrer comme et avec lui, il s'agit de l'imaginer, de le laisser me pénétrer lui, le mystère qui le sien, son âme, son esprit et me laisser devenir comme lui. L'invitation est d'être en contact avec l'extérieur, de le sentir, de se laisser pénétrer par lui, ça permet de l'imaginer et en même temps de laisser les images couler en soi sans contrôle, analyse pour sentir l'ours . Pas d'oeuf, pas de poule : les 2 en même temps. Si "je" fait l'un, l'ombre fait l'autre et je peux me connecter à elle et elle se connecte à moi. La conjonction des 2 est de l'ordre de l'Eros, le feu qui brûle à l'intérieur danse mystérieusement avec celui de l'extérieur et vice-versa ...


Tiré de : http://vitriol.over-blog.com/ Site que je vous invite à consulter !!!![/size]
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# Posté le dimanche 05 avril 2009 06:28
Modifié le dimanche 05 avril 2009 07:03

Ofélia, Ofélia, Ofélia !!!!!!!!!!!

Mon amour, tu es comme Ofélia en quête de bonheur, de paix du coeur. Tu peux choisir de ne pas donner de crédit à ce qui est dit sur toi. Ce n'est que leur projection, ça leur appartient, tu peux leur rendre. Tu peux choisir de garder ton pouvoir d'être heureuse ou non indépendamment de leur avis. Tu peux déplaire et suivre ta voie/ta voix envers et contre tout, contre tous. Tu peux choisir de les laisser avoir du pouvoir sur toi ... ou pas. Tu peux choisir de fuir, de n'avoir à te justifier à personne. Tu ne leur dois rien et tu ne dois rien. Tu peux rire de toi quand ils te jugent, te posent en monstre, tu peux en rajouter, rire de cela car tu sais que cela n'est pas vrai. Tu peux sacrifier l'image qu'ils t'ont donnée qu'ils ont de toi, tu peux ne pas y correspondre, tu peux changer. Tu peux trahir les projets qu'ils ont eu pour toi, tu peux trahir tout court. Tu peux garder, protéger ton intimité comme un sacré secret, un secret sacré. Tu peux être toi et suivre ce qui fait sens pour toi, ce que tu aimes, ceux que tu aimes même si monde s'oppose à toi. Tu es libre. Tu peux refuser, couper les relations qui sont destructrices pour toi. Tu peux refuser de voir les personnes que tu ne veux pas voir. Tu peux les mettre à distance psychologiquement et physiquement. Tu as la loi avec toi car :

- Si tu dis "non" aux approches, aux atteintes et que ça continue, c'est du harcèlement et tu peux t'en protéger et porter plainte. Tu peux demander légalement une mise à distance des gens qui brisent tes limites, qui refusent tes choix.
- Si atteinte est portée à ton honneur, en public, si des gens médisent sur toi à gauche, à droite c'est de la diffamation et tu peux t'en protéger, porter plainte.
- Si tu reçois des menaces physiques, psychologiques, ce sont des menaces et tu peux t'en protéger, porter plainte.

Tu peux refuser de leur donner le pouvoir de te rendre heureuse et malheureuse. Tu peux refuser qu'ils aient une influence, du pouvoir sur toi.Tu peux penser par toi-même et vivre tes expériences sans te laisser influencer par leurs conseils/avis que tu n'as pas demandés. Tu peux choisir le paradis et refuser l'enfer. Tu peux agir pour incarner ce choix : tu peux te protéger et te le permettre . Choisir, rêver, ... ne suffisent pas. En agissant, tu les invites à assumer l'impact, les conséquences de leurs choix, tu fais respecter la loi, tu les invites à se remettre en question tu les invites à être homme et femme, tu les invites à prendre conscience que tu existes, que tu as le choix. Mon intention ici est de te donner des permissions, du soutien ... c'est toi qui aura le dernier mot, qui fera ce qui est bon pour toi, je lâche-prise, tu es libre ! Je t'aime ! Tu peux comme Ofélia trahir le Tyran, vivre et chanter la mélodie sacrée !!! Pan pousse à désobéir, à incarner le rêve dans la réalité, à agir ...


Le plus beau cadeau ... que peut me faire quelqu'un c'est celui qu'il me fait sans le savoir" Moi-même !

Petite fille, amie du faune,
Ofélia toi qui traverses l'aulne,
Et rend vie à l'arbre,
Ton nom signifie "qui apporte le secours",
J'y ajoute le sacré, la foi et l'amour
Ton coeur est tendre,
Le diamant lui même ne peut que fendre,
Ton arme est la dague,
Ton sang est l'eau qui se cache au coeur de la lune,
Au coeur de ses dunes,
Il est la clé,
Des verts palais,
Celui que tu acceptes de verser,
En sacrifice pour l'éternité,
Il vit dans ta mélodie sacrée,
Transporte les âmes,
Dans des mondes invisibles,
Qui deviennent d'un coup,
Comme le hurlement d'un loup
Perceptibles
Audibles
Portés par le vent
S'elevant dans le firmament
Ton ombre et ta lumière,
Fille de la Terre,
Sont ton obéissance à la vie,
Ta candeur meurtrie,
Désobéir au Tyran,
Révèle au monde son chant


Ô Pan,
Devant ton mystère,
Je m'incline
Prêtre des saisons
Toi l'initiateur
Confiant en ta ferveur,
Tu inities Ofélia à qui elle est,
Daimon, tu es,
Tentation tu crées,
Pour honorer le sacré,
Pour discerner le faux du vrai,
Le non-sens du sens
Invitant à la désobéissance,
Tu es doux par ta clémence,
Toi le Serviteur et le Maître,


Tyran,
Toi l'arrogant,
Ton existence est un non-sens,
Qui montre l'importance de ton essence,
Tu montres par ta violence
Le sens de protéger l'innocence,
Le sauvage nié te tue,
Puisse ton âme vivre sa mue
# Posté le lundi 17 novembre 2008 10:36
Modifié le samedi 04 avril 2009 03:49

Quand l'Esprit parle, ...

... il n'y a pas "je" et cela est synchro avec ma lecture sur le blog de Fox :

<< L'animus d'un être humain s'exprime comme un juriste et non comme un être humain.[...] Il pense exprimer ses véritables sentiments, ses véritables opinions, mais si vous regardez de plus près [...] Ce sont [...] des formules impersonnelles. : " une telle situation ne peut pas durer. De telles situations se terminent toujours comme cela". Aucune de ces réactions n'exprime de sentiments personnels. >>
<< Vous voyez, si un être humain suit ses propres sentiments, il réussit alors à voir les implications personnelles. Elle peut comprendre l'ensemble de la situation de manière très personnelle et différenciée, et trouver en général en elle-même la sagesse nécessaire pour la prendre en main. Mais, s'il tombe au contraire sous l'emprise de l'animus, les règles collectives la coupe de son véritable sentiment. >>


(Les règles collectives étant personnifiées en le Senex négatif).

Marie-Louise von Franz (lesbienne, disciple de Jung qui reconnaît son identification à l'Esprit).

Que ça soit homme ou femme, l'Esprit est en contact avec les 2 et je ne clive pas. Quand je ne parle pas de lui, c'est l'Esprit qui parle. Ainsi toute la déresponsabilisation moralisatrice et tyrannique : "il faut ..." ; "on doit ..." ; la catégorisation, la croyance ; les syllogismes, les sophismes ; utiliser et s'identifier à la parole de l'autre, ... sont des développements de la pensée qui appartiennent à l'Esprit.Le moi ne les crée pas. S'il se prend pour le créateur, il s'identifie à l'Esprit et c'est lui qui le possède. C'est une véritable "possession" par l'Esprit que les affirmations toutes nettes, toutes tranchées. Dans ce sens, s'identifier à la Loi du Père, c'est tomber dans une règle collective, un Senex qui peut être négatif. A noter que les nazis utilisaient ce langage pour ne pas être en empathie et se couper complètement de l'altérité. Un haut responsable nazi (Eischmann) interrogé à Jérusalem répond à une question : "Comment faites-vous pour tuer 1000 personnes par jour ??" Réponse en souriant : "Mais c'est très simple : il suffit de penser qu'il faut le faire et se soumettre qu'à cela, ne pas se poser de question. Je devais le faire"."
Je réponds et paraphrase Cyrulink : "Si je me coupe de l'empathie, des sentiments que je partage avec l'humanité, avec l'imagination, je suis capable de tuer au nom de la morale, de principes venant d'un autre. Quitter l'empathie, c'est faire de l'autre un objet que je vais utiliser et que je peux tuer vue qu'il n'est qu'un objet. Il est identifié à un objet et un objet, j'en fais ce que je veux. Pour l'utiliser voire le tuer, je mets en place un délire logique, rationnel et je me soumets à des injonctions tyranniques afin de me protéger à une remise en question, à la culpabilité : un Bon Père me valide, je respecte sa Loi et il me protège".

L'empathie, l'imagination, c'est ce qui permet de se connecter à la similarité ET l'altérité, la reconnaissance de ma différence et de celle de l'autre. Le savoir basé sur le dire pris littéralement ne permet pas cette double reconnaissance.
L'identification à l'Esprit unique et monothéiste conduit au littéralisme qui mène au fanatisme qui aboutit au fascisme. Ajouter à cela le retour du refoulé collectifd'un archétype comme Wotan et vous avez là un peuple identifié à Wotan qui est soumis à l'Esprit tyrannique. Saint-Exupéry, en tant qu'incarnation métaphorique du Puer négatif est tout autant fasciste que Che Guevara. En tant qu'individu, quand je veux changer le collectif parce que j'ai une vérité pour lui, parce que j'ai une solution pour lui et que je pars en guerre à l'extérieur pour l'incarner, je m'identifie à l'Esprit qui est supérieur à ce collectif. Je me pose comme le Tyran du monde qui sait pour le monde. Dans la vidéo St-Ex généralise, collective une idée. Il ne parle pas de lui. C'est l'Esprit qui parle. Je réponds à St-Ex que des enfants ont tout de suite été parentalisés et qu'ils n'ont pas eu d'enfance, qu'ils ne sont pas connectés et cela est mon expérience vécue à travers des rencontres. Voyez comment l'idée collectivisée balaie l'expérience individuelle et ne prend pas en compte son contraire. Le mythe, l'idée, la croyance, le jugement impersonnel n'est vrai que si son contraire a été admis. Si non, il est pervers : il interdit, il est unilatéral et littéralise.
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# Posté le samedi 04 avril 2009 08:46
Modifié le samedi 04 avril 2009 08:59

Rationalisation ...

Rationalisation ...
Les experts, saison 4 épisode 13 :

Grisom : Pour quoi êtes-vous en colère ?

Sarah : (rationalisation) : j'ai perdu mon sang-froid, j'ai un souci avec l'autorité, je suis attiré émotionnellement par des hommes immatures, je suis auto-destructrice. Je suis un peu tout ça à la fois.

Grissom : essayez de ne pas rationaliser pendant une semaine. A tout vouloir rationaliser, le plus simple devient, finit par devenir compliquer. Même l'idée du sexe.

Moi : ce qui ne veut pas dire que tout est simple et que tout ce qui est complexe est de la rationalisation ... voilà pour faire simple :-)

Ce qui est facile n'est pas nécessairement simple surtout le fait de dérationaliser :-) Ce
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# Posté le samedi 04 avril 2009 05:23

Conseil lecture !

Conseil lecture !
StarGirl ! StarGirl ! StarGirl ! Un livre que je vous invite à lire ! Elle est un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout comme moi :-)

Stargirl a non seulement un prénom bizarre, mais elle ne fait rien comme les autres. Au lycée, ses fantaisies ne passent pas inaperçues. Très vite, les avis sont extrêmes : soit on l'aime, soit on la déteste. Léo, lui, aimerait bien la comprendre...
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# Posté le samedi 04 avril 2009 04:07